SENSIBILITÉS, TANIA DE MONTAIGNE / STÉPHANE FOENKINOS
Dans Sensibilités, Tania de Montaigne imagine une société dans laquelle une éditrice est persuadée que supprimer les mots permettra de soigner les maux. Une…
Dans la fulgurance d’un moment poétique et musical, déferle à flux tendu le vécu de la jeunesse étudiante, frappée par la pandémie. C’est pendant le confinement que Laure Catherin a découvert De la démocratie en Pandémie de Barbara Stiegler (2021), et Howl, poème d’Allen Ginsberg (1955) qui emporte les désirs et les désarrois de la jeunesse américaine. Son choc est tel qu’elle décide de répondre depuis ses rives à elle. À l’époque, les universités sont fermées. Les étudiantes et les étudiants sont reclus à demeure, la pensée ne circule plus dans les facs. Alors, dès la reprise des cours, entourée de Delphine Battour et Raphaël Mars, elle est allée à leur rencontre sur le campus de Rennes. Elle a récolté leurs témoignages, écouté leurs débats, recueilli leurs paroles comme autant de preuves qu’ils n’avaient pas été rayés de la carte d’un avenir qui ne doit pas se jouer sans eux. Sa performance est la transposition poétique, musicale, rappée ou parlée de ce qu’elle a vu, entendu, ressenti. Un road-movie tumultueux de phrases, de sensations et d’images.
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