Sur scène, trois interprètes dont deux d’origine franco-algérienne. Ils portent dans leur corps les couches de mémoires transgénérationnelles, la folie d’une histoire coloniale, le déracinement et l’arrachement à ses terres et à sa propre culture. Se nourrir des écrits de Frantz Fanon, psychiatre martiniquais qui a travaillé à Blida, en Algérie et qui a œuvré pour l’indépendance du pays, déjà en renonçant à sa nationalité française pour se définir comme citoyen algérien. Redéfinir son identité, son nom, son passeport, et rentrer dans des folies bureaucratiques, juste pour avoir le droit d’exister et d’être reconnu comme citoyen français.
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