EXPOSITION « Les coupoles remarquables en béton translucide ». Partenariat avec l’ENSAP LILLE - La Maison de l'Architecture

Du au

De 14h00 à 18h00

La Maison de l'Architecture

15 rue Marc Sangnier
80000 Amiens

« Dans les contextes de l'entre deux-guerres et de la reconstruction, le procédé Béton Translucide s'est révélé être une alternative économique et une solution architecturale dans la quête de la lumière dans des gabarits anachroniques. Le béton, matériau moderne qui se substitue à la pierre de taille, le verre et sa capacité à reprendre les efforts de traction, forment un amalgame homogène et monolithique.

En France un premier brevet est déposé en 1909 par Gustave Joachim. Cet ingénieur s'est saisi des techniques de confection du béton pour élargir l'usage de ce procédé au bâtiment. Mais c'est à partir de 1855 que l'industriel Thaddeus Hyatt entreprit de noyer dans un amalgame de ciment des pavés ronds en verre. Depuis cette époque, l'évolution des modes de confection des ciments armés et des verres n'a cessé d'améliorer ce matériau composite. L'incidence des ciments Vicat, du béton armé de Coignet et des systèmes Hennebique et Cottancin, a en effet permis l'émergence, le long du XIXe siècle d'un nouveau béton. Un autre corps de métier vit le jour à l'aube de la première exposition universelle de 1900, celui des constructeurs poseurs de verre, des glaceries anciennes qui vont progressivement réadapter leurs machines, qui jusque-là, produisaient de la cristallerie et de la miroiterie à la faveur de produits manufacturés, résistants et surtout d'apparat.

Dans un premier temps, le béton translucide va prendre place dans les équipements publics et privés. Une orientation qui sera motivée par l'assurance d'une viabilité économique pour le constructeur. Ainsi, les établissements Dindeleux, Divorne ou le Forestier garniront les halls des banques, des gares, des piscines et autres bâtiments publics, de voûtes et de marquises rivalisant par le chatoiement des verres et par la rigueur démonstrative des poutraisons en béton.

Ce patrimoine architectural, rendu banal par une large diffusion jusque dans les années 1960, nous renvoie à ses premières distinctions et récompenses lors de l'exposition internationale des arts du travail de 1912 et celle des arts décoratifs de 1925. Il n'en reste pas moins que sa persistance dans le temps et dans le paysage des centres villes doit nous interpeller sur sa qualité, sa vocation et les enjeux liés à sa valeur patrimoniale. Cette exposition vous invite à porter un regard critique sur ce patrimoine, à travers les maquettes de plusieurs coupoles en béton translucide accompagnées de leurs pavés et briques de verre ».

Dans le cadre de son doctorat réalisé au Laboratoire LACTH de l'École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille, Yassine Kébir présente une exposition sur « Les coupoles remarquables en béton translucide ». Ces coupoles en béton translucide du début du XXe siècle se dressent encore au-dessus de nos immeubles, dans les halls des gares, dans les vestibules, ou dans le hall du lycée Fénelon à Cambrai. Véritable tours de force architecturaux, elles peuvent atteindre des diamètres vertigineux. Des reproductions de plusieurs coupoles de bâtiments remarquables, ainsi que des échantillons de modules en verres (entrant dans la construction de ces coupoles) y seront exposées. Yassine Kebir, architecte urbaniste et doctorant en histoire de l’architecture, nous contera l’histoire de ces harmonies de verre et de béton. Un savoir-faire et un patrimoine à sauvegarder.

0 Commentaire Soyez le premier à réagir

La Maison de l'Architecture Les prochaines sorties

Événements similaires