A 10h00
Le Festival est en accès libre. Seuls quelques spectacles sont en accès payants. Toutes les infos sur notre site internet www.aurillac.net
L’histoire du Festival d’Aurillac est particulièrement atypique dans le paysage culturel français.
Créé en 1986 et inscrit volontairement dans un territoire rural, il n’a cessé de s’imposer comme l’une des principales manifestations de spectacle vivant en France, Festival de référence pour les pouvoirs publics, référence aussi à l’échelle européenne et internationale en matière de théâtre de rue.
La programmation officielle, reconnue à la fois pour sa qualité et son ouverture à tous·tes et à toutes formes d’expression, réunit environ 20 compagnies. Viennent en parallèle, pour constituer le grand rendez-vous des arts de la rue, plus de 600 compagnies de passage, qui font du Festival d’Aurillac un événement exceptionnel de création, de recherche et de diffusion artistique.
Des rendez-vous professionnels, conférences et rencontres publiques complètent ces moments dédiés à la création.
La 39ème édition du Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac se déroulera du 19 au 22 août 2026. Durant ces quelques jours, le Festival d’Aurillac ouvre rues, places et parcs à près de 3 000 artistes et à leurs quelques 140 000 spectateurs.
Cette édition nous invite à prendre le large, à suivre des trajectoires qui longent les rives de la Méditerranée et à nous laisser traverser par des récits, des gestes, des présences.
Ici, les corps parlent, portent des mémoires et des identités multiples. Sur la place publique, les écritures chorégraphiques de Dalila Belaza et Taoufik Izzediou ouvrent des espaces de transe, de traditions et de rassemblement. Ailleurs, Mehdi Dahkan respire la ville, Nancy Naous déplace notre regard vers un intime masculin, tandis que Shaymaa Shoukry inscrit son geste dans le paysage et la nuit sombre. Selma et Sofiane Ouissi nous captivent avec Bird, et Nanda Mohammad nous entraîne dans un récit à vif, traversé d’une énergie brute.
Des figures marquantes viennent hanter et éclairer notre présent : Wishes Tree de Raeda Saadeh continue de résonner avec force, tandis que le projet vidéo-musical porté par Khalil Hentati nous plonge dans une Tunisie musicale, sensible et vibrante, prolongée par les textures sonores de la Louuve.
La nuit venue, d’autres expériences prennent corps. Une création funambule vient dessiner des lignes fragiles dans le ciel d’Aurillac avec la Minuit Compagnie, tandis que l’esplanade Saint-Géraud devient le terrain de jeu d’Étienne Saglio, où la magie trouble nos repères.
Ailleurs, avec ERd’O, une jeunesse aux identités multiples défile et s’affirme ; Nicolas Barry explore l’absurdité du système face à l’urgence ; Marzouk Machine alerte sur les dérèglements du monde ; In Itinere déplace notre regard vers ce que l’on ne veut pas voir.
Et puis il y a ces moments où tout bascule : Kamchàtka nous entraîne dans une nuit de d’entraide et de petits riens, quand C’hoari esquisse un geste d’émancipation, libre et déterminé.
Cette programmation porte en elle les tensions du monde, ses incompréhensions, mais aussi une énergie vive, presque nécessaire : celle de s’entraider, de faire lien, de partager des expériences, de se retrouver. C’est une invitation à être là, ensemble. À se laisser toucher. À éprouver ce qui, malgré tout, nous relie.
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