A 10h10
Dans « L’amour après », Ann Gisel Glass joue Marceline Loridan-Ivens, la cinéaste, documentariste et écrivaine rescapée de la Shoah qui fut déportée en 1944 après son arrestation à Bollène près d’Avignon.
À travers son récit sensible, son rapport à l’amour et au corps revenu de déportation, Marceline nous raconte la réconciliation de la femme et de la survivante, et les rencontres qui ont jalonnées sa vie, jouant avec les codes et les normes de son époque.
Elle était une cinéaste en quête permanente de liberté. Elle a filmé l’humanité, s’est battue contre la colonisation et pour les droits humains. Dans sa belle vie d’après, Marceline, avait la volonté farouche de ne pas se plaindre et de vivre et aimer comme si elle allait mourir demain.
Sur scène, la comédienne nous transmet ce récit vibrant, libre, sensible, et drôle. Un univers visuel onirique projeté sur deux écrans reflète l’état émotionnel de ce magnifique personnage de femme rebelle, aussi troublant qu’actuel.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir