Dans un monde où les corps se dérèglent, gestes et voix se répètent, l'ordre vacille et chacun découvre que rien n'est vraiment normal.
Il était une fois un monde où les corps se déréglaient doucement, comme si l'amour avait perdu ses repères. Il était une fois des gestes qui se répétaient, des voix qui surgissaient en plusieurs langues, et une normalité qui glissait entre les doigts. Il était une fois une scène où chaque tentative d'ordre devenait poésie, chaos ou tendresse maladroite. Et il était une fois des êtres qui découvraient que rien — vraiment rien — n'était tout à fait normal.
Dans ce spectacle gestuel où les corps se cherchent, se frôlent ou s'égarent, les relations se détraquent avec une douceur presque comique. Les interprètes avancent au ralenti, s'attachent aux murs, aux poteaux ou les uns aux autres, comme si l'amour lui-même avait perdu ses repères. Au fil des scènes, des poèmes et fragments de texte surgissent en plusieurs langues, créant une polyphonie étrange qui accompagne les dérèglements du plateau. Les gestes se répètent, se contaminent, se figent, tandis que la musique, tente tant bien que mal de remettre de l'ordre.
Mais rien n'y fait : chaque tentative de normalité se transforme en rituel absurde, en câlin improbable ou en déraillement poétique. Les personnages observent, commentent, s'étonnent, et finissent par constater ensemble que "ce n'est pas normal". Peu à peu, ce chaos devient une partition collective où chacun invente sa propre logique. Entre humour, fragilité et démesure, le spectacle explore la beauté de ce qui dévie, trébuche et recommence.
Dans le cadre du Festival de Ville des Langues, proposant des extraits de textes en Tchèque, Chinois, Allemand, Lituanien, Finnois, Hongrois, Espagnol, Anglais et Français
Textes : Yann Stohr, Pascal Viriot
Musique : Francis Squire, Pascal Viriot
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