Un homme, mille voix : Pessoa se déchire et s'invente, porté par le fado de Bevinda et la force du théâtre.
Un homme, mille voix : Pessoa se déchire et s'invente, porté par le fado de Bevinda
Sur scène, trois interprètes donnent chair à cette pluralité vertigineuse, traversant l'intranquillité, la passion, la joie et la folie d'un homme habité par ses multiples vies. La correspondance amoureuse avec Ofélia éclaire l'intime du poète, tandis que les chants de Bevinda, grande voix du fado, font résonner Lisbonne et ses saudades, tissant un lien sensible entre musique et théâtre
Sous mille visages, Pessoa se déploie : poète tourmenté, amoureux, rationnel et mystique, classique et baroque. Il n'est personne, sauf à être tous ses hétéronymes — Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Álvaro de Campos — et ce semi-hétéronyme intime, Bernardo Soares. Sur scène, trois voix donnent chair à cette pluralité, traversant l'intranquillité, la folie et la passion d'un homme habité par ses multiples vies.
La correspondance avec Ofélia, jeune Lisboète aimée, éclaire l'intime du poète, tandis que les chansons de Bevinda vibrent entre théâtre et musique.
Ce "drame en personnes" invite le spectateur dans l'ombre et la lumière de Pessoa, dans l'énigme de ses amours, de sa joie, de sa folie et de ses abîmes. Une traversée lyrique, tragique et humaine, où chaque mot, chaque souffle, révèle l'âme entière d'un poète sans fin.
Bévinda incarne le lien entre deux cultures. Depuis son premier album Fatum (1994), elle réinvente le fado en le mêlant à des sonorités méditerranéennes et contemporaines, traçant un voyage poétique entre Atlantique et Méditerranée.
Sa rencontre en 1993 avec Gilbert Castro (découvreur de Cesaria Evora) marque un tournant : il produira la majorité de ses albums, entourée de collaborateurs tels que Lucien Zerrad, Vasco Martins, Gilles Clément ou Pierre-Michel Sivadier.
Entre fado, chanson et musiques du monde, Bévinda alterne projets personnels et hommages, comme Serge Gainsbourg tel qu'elle, ou créations poétiques autour de Fernando Pessoa (Opium à bord )
La Compagnie Bacchus, née dans le sillage du Centre dramatique national de Besançon, fondée en 1985 à Besançon par le comédien et metteur en scène Jean Pétrement, développe depuis plus de 40 ans un théâtre de création exigeant, diffusé à l'échelle nationale et internationale.
Un ancrage national et international affirmé
La compagnie inscrit son travail dans les grands réseaux de diffusion du spectacle vivant. Elle est notamment présente de façon régulière au Festival d'Avignon depuis 1988, où elle crée et présente plusieurs productions. Cette présence récurrente contribue à la reconnaissance nationale de la compagnie et à l'essor de ses tournées en France et à l'étranger.
La dernière bande (Beckett) et Mémoires d'Hadrien ( Yourcenar ) au Canada et à New York, Proudhon modèle Courbet Tchad, Gabon , Suisse, Belgique...
Au fil de son histoire, la Compagnie Bacchus a ainsi donné des milliers de représentations sur plusieurs continents, affirmant un théâtre accessible, exigeant et profondément humaniste.
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