A 21h20
Lorsqu’à 13 ans elle décide de devenir danseuse, c’est un refus net, catégorique : “de toute façon, danser ne mène nulle part”. Cette pièce chorégraphique intimiste et pleine de pep’s mêle danse et texte pour raconter l’enfance à la campagne, le conservatoire loin du village et de la maison, le premier solo dansé lors du bal du village. La chorégraphe raconte les obstacles qu’il a fallu franchir avec patience et persévérance, mais aussi les mains tendues, la joie de danser, l’amour de l’art, le plaisir du partage.
"Souvent je commence par tomber", c'est une bonne dose d'énergie, une épure et une dignité dans le corps et le texte, une certaine dose de mélancolie à travers l'évocation de l'enfance, un soupçon d'humour mais surtout une férocité joyeuse, celle de la prise d'élan et de la quête d'émancipation. Transformiste à ses heures perdues, il cherche à nous emmener dans son univers psychédélique et barré : le pays du Jamais, le lieu imaginaire de tous les possibles - à moins que ce ne soit qu’un paradis artificiel de plus.
Ces personnes qui le regardent sont-elles de grands enfants perdus ? Peut-on rester jeune dans sa tête grâce à une teinture de cheveux ? Comment tuer le temps ? Nos crèmes anti-rides n’y peuvent rien, les mâchoires du temps rattrapent un jour les adulescents comme les réacs aigris. Qui défie les lois de la gravité… est rattrapé par la chute.
Sélectionné par le Centre Culturel Léo Lagrange d’Amiens et le théâtre Massenet à Lille pour le Théâtre Exchange en 2023.
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