Présenté par le Festival d'Avignon (Lic. 3-L-R-22-010588 / 2-L-R-22-010887) Carolina Bianchi revient au Festival d’Avignon pour présenter l’intégralité de sa trilogie sous la forme d’un marathon théâtral d'une journée. Avec son collectif Cara de Cavalo, elle explore les relations qui se développent entre chacune de ces pièces et relève le défi de revisiter cette matière. Qu’elle mette en jeu son intégrité physique pour dire les violences sexuelles, qu’elle brûle son propre panthéon artistique ou qu’elle ouvre les portes de son atelier de création plein de bruit et de fureur, ses performances ont en commun une exigence absolue de justesse qui la prémunit contre tout système. Elle demeure une artiste habitée par le doute, qu’elle n’hésite pas à mettre en scène au sein même de ses spectacles. Elle réactive ainsi l’une des fonctions les plus anciennes du théâtre : s’aventurer hors des régions bien éclairées par le soleil pour pénétrer le territoire des ombres et de l’irrésolu, le domaine des questions qui attendent et attendront longtemps leurs réponses. Durée : 10h Noiva e o Boa Noite Cinderela Création Festival d’Avignon 2023 Déconseillé aux moins de 18 ans. Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité du public. Ce spectacle contient des scènes de lumières stroboscopiques, effets de fumée, relations et/ou violences sexuelles. Texte, conception, mise en scène, dramaturgie Carolina Bianchi Avec Larissa Ballarotti, Carolina Bianchi, Bruta, José Artur Campos, Joana Ferraz, Fernanda Libman, Chico Lima, Rafael Limongelli, Marina Matheus L’artiste brésilienne Carolina Bianchi et son collectif Cara de Cavalo reviennent à Avignon avec A Noiva e o Boa Noite Cinderela (La Mariée et bonne nuit Cendrillon), performance extrême qui avait marqué l’édition 2023 du festival. “Bonne nuit Cendrillon”, c'est le nom donné en brésilien au GHB, la “drogue du violeur”. En quête d’une forme pour dire l’indicible - les violences sexuelles, le viol et le meurtre - A Noiva e o Boa Noite Cinderela débute comme une conférence. Mais l’artiste joint le geste à la parole lorsque, sous l’effet de la drogue, elle glisse peu à peu dans le sommeil, embarquant le public dans une expérience qui le mène jusqu’aux portes de l'enfer. Ne cherchez pas la catharsis chez Carolina Bianchi : son théâtre est un art intranquille et personne n’en ressort indemne. The Brotherhood Création 2025 Texte, conception, mise en scène CarolinaBianchi Avec Rodrigo Andreolli, José Artur, Carolina Bianchi, Tomás Decina, Lucas Delfino, Flow Kountouriotis, Chico Lima, Rafael Limongelli, Kai Wido Meyer. Dans le deuxième volet de sa trilogie, Carolina Bianchi explore - sous le nom de “fraternité” - les ambiguïtés de la solidarité masculine, de ses origines et de ses codes. Comment ces entre-soi imprégnés de violence contribuent-ils à perpétuer les violences sexuelles et la culture du viol ? Inscrivant son enquête dans le cadre de l’histoire de l’art et de la création contemporaine théâtrale, Bianchi refuse toute simplification du sujet, reconnaissant l’admiration paradoxal que ces dynamiques de pouvoir masculines peuvent susciter en nous. Elle aborde la confusion incessante entre l’aversion et la fascination, utilisant les moyens du théâtre pour esquisser des pistes possibles de discussion. The Brotherhood noue des liens étroits entre la représentation et le traumatisme réel, entre les structures de pouvoir dans l’art et la poésie radicale, entre les origines des violences de genre et leur impact sur les sexualités. Uma Luz Cordial Création Festival d'Avignon 2026 Texte Carolina Bianchi, d’après des extraits du livre O Caderno Rosa de Lori Lamby de Hilda Hilst Conception, mise en scène, décor Carolina Bianchi Avec Rodrigo Andreolli, Larissa Ballarotti, Carolina Bianchi, Lucas Delfino, Joana Ferraz, Flow Kountouriotis, Fernanda Libman, Amanda Lyra, Danielli Mendes, Carolina Mendonça Carolina Bianchi poursuit sa Trilogie Cadela Força initiée en 2023. Après avoir exposé les conséquences du viol sous emprise de sédatifs (Chapitre I) et la violence inhérente à l'histoire de l’art (Chapitre II), le chapitre final, Uma Luz Cordial, cherche à dépasser la brutalité de la création. Il explore le processus même de l’écriture à l’origine de la Trilogie, brouillant les frontières entre théâtre et littérature, entrelaçant écriture et sexualité sur le socle de la fiction. Dans ce chapitre, assemblage démesuré de brouillons, carnets, notes et emprunts à d’autres autrices - comme Hilda Hilst ou Emily Dickinson – Bianchi révèle toute la violence de l’acte d’écrire et se confronte à l’énigme de sa propre sexualité. L'autrice et metteuse en scène incarne un sujet mouvant, multipliant les alter egos pour explorer ses fantasmes — notamment celui de l’écriture elle-même. Réservation pour les personnes à mobilité réduite :
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