Cette performance naît d'une expérience intime : d'avoir grandi dans un environnement où le genre, la sexualité, la santé mentale n'étaient pas nommés.
Très tôt, Massandje a développé des stratégies d'ajustement : gestes, voix, vêtements, coiffures... Ces éléments sont devenus des outils d'expression autant que de camouflage. Ils constituent aujourd'hui la matière première de son travail.
Les cheveux occupent une place centrale dans cette écriture. Ils sont à la fois mémoire, matière et langage. Ils prolongent le corps et deviennent un espace de narration autonome.
Oxygènes, son alter ego, émerge de cet espace de tension. Massandje incarne un déplacement : la possibilité d'exister autrement, en dehors des assignations fixes, en dehors des formes attendues. Massandje ouvre un espace de fiction où l'on peut expérimenter d'autres manières d'être.
Le son est un autre pilier de la pièce. Massandje travaille à partir d'esthétique techno, house et afro-diasporiques, pensées comme des musiques de résistance et de transformation. Le son agit comme une pulsation qui structure le plateau et accompagne les gestes.
Sa pratique repose sur l'écriture au plateau et l'improvisation. Le spectacle se construit dans le mouvement et reste ouvert à chaque représentation, dans un dialogue avec l'instant.
Le langage est travaillé comme une matière sonore : Massandje le fragmente, le répète, le déplace. Il devient une extension du corps en jeu.
Sur scène, certains éléments matériels tels que cheveux, fils, matières, deviennent partenaires de jeu. Ils prolongent le corps et participent à la construction d'un espace vivant, entre mémoire, fiction et réinvention.
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