Le 20 août 1857 s'ouvre le procès des Fleurs du Mal qui condamne pour offense à la morale publique son auteur, Charles Baudelaire.
Le 20 août 1857 s'ouvre le procès des Fleurs du Mal qui condamne pour offense à la morale publique son auteur, Charles Baudelaire, à une lourde amende et à la suppression de 6 poèmes de son recueil. Pour le poète, profondément blessé, cela n'est qu'un malentendu.
La pièce Les Fleurs d'un Malentendu s'empare de façon décalée de cette histoire pour rejouer sur scène par tableaux et avec un rythme effréné la vie de Charles Baudelaire, ainsi que la naissance de son oeuvre magistrale Les Fleurs du Mal et le procès qui l'a condamnée.
À la fin de sa vie, Baudelaire séjourne en maison de santé. Atteint d'aphasie et de troubles mentaux, il est assailli par ses obsessions. Cette chambre d'hôpital constitue notre point de départ.
La nuit et le silence sont le berceau propice aux hallucinations, à la venue des fantômes. La chambre obscure se transforme, se peuple de mirages, de présences. Au seuil de sa mort, toute sa vie défile. C'est le grand bal qui convoque les figures du passé. La réalité bascule alors. Le théâtre remplit sa fonction quasi-rituelle et sacrée, tordant le cou au temps irréversible.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir