Le portrait plein de fantaisie et d'émotion d'une femme fantasque, frondeuse et passionnée. En renversant les codes du vaudeville, Nina, la comédie d'André Roussin, roi du théâtre parisien des années 50, 60 et 70, est d'une étonnante modernité. Pour une fois, l'amant n'est pas dans le placard, le mari a de l'empathie pour son rival et la femme assume sa sexualité. Intelligemment construite, la pièce tient en haleine grâce à l'ambiguïté des personnages et à des répliques savoureuses. Mathilde Seigner campe une femme fantasque, frondeuse et passionnée. Amoureuse de l’amour, elle impose aux hommes son inflexible volonté et entraîne François Berléand, parfait dans le rôle du mari pleutre, et son amant, François Vincentelli, dandy désabusé, dans un irrésistible tourbillon. Un moment délicieux plein de fantaisie sans être toutefois dépourvu de profondeur.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir