Absentes de la plupart des récits généralement écrits au masculin, trop souvent invisibilisées dans les sources coloniales, les femmes constituent des actrices encore à valoriser dans l'histoire de l'Algérie à la période coloniale.
Comme les années précédentes, cette thématique invite à une histoire sociale pouvant s’appuyer sur des figures déjà connues et des parcours remarquables (Isabelle Eberhardt, Fadhma Aït Mansour…) mais pouvant aussi s'attacher à rendre compte de trajectoires de femmes ordinaires en situation coloniale. Centrée sur les femmes, la thématique n'exclut bien sûr pas les hommes, qu'une approche en termes de genre retrouvera sans peine. On peut ainsi réfléchir aux relations des femmes avec les hommes, aux différentes modalités des inégalités structurelles entre hommes et femmes dans les sphères privée et publique, à l’école, au travail ou encore en politique. Dit autrement, domination patriarcale et domination coloniale s'articulent pendant toute la période, avec des inflexions qu'il pourra être intéressant de regarder de près, lors de la guerre de conquête ou de la guerre de libération, lors des grandes lois sociales appliquées en Algérie (lois scolaires, lois ouvrières, droit de vote des femmes notamment) en tenant compte de la barrière coloniale qui sépare les femmes et les hommes colonisé.es des femmes et des hommes du côté de la puissance coloniale.
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