A 21h00
Yassmine Benchrifa explore les transitions qui jalonnent une vie et les transformations qui façonnent une identité. L’artiste marocaine découvre le hip-hop à 12 ans, captivée par l’expressivité et l’énergie brute de cette culture urbaine. Plus tard, elle intègre Nafass, la première école de danse contemporaine du Maroc. Ce premier solo, lauréat du concours Taklif à Marrakech, s’inspire de son parcours. Dans une écriture sensible et instinctive, elle donne à voir les états successifs d’un corps pris dans le flux continu d’une vie, où tout est transition.
—le 24 à 17h30 et le 25 octobre à 16h30
Josué Mugisha lui, imagine des artistes interrompre la représentation en cours pour réclamer « le sens ». En l’absencede l’auteur, ils s’adressent au public par la danse, par la poésie, par l’imaginaire. Dans le contexte politique du Burundi, où la parole est muselée et le « tambourinaire » censuré, le chorégraphe et metteur en scène crée, après La première danse politique, une seconde, comme métaphore pour « tuer le tambour », symbole du pouvoir. Sous une pluie d’images poétiques, les interprètes sabotent la représentation pour en faire un terrain d’insubordination.
—du 22 au 23 octobre à 21h
Dans The Chairs de Jaber Ramezan, les interprètes évoluent au sein d’une architecture instable de chaises, sans jamais toucher le sol. Chaque mouvement est une négociation avec les corps et les chaises, avec la gravité. À travers une attention mutuelle extrême, l’équilibre devient une pratique de soin. Après Boundaries of Bodies, l’artiste iranien poursuit le travail mené depuis quinze ans, à la croisée du théâtre, de la danse et du cinéma.
—le 24 à 16h30 et le 25 octobre à 15h30
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