Dans la salle de la traite et de l’esclavage du Musée d’Aquitaine, les pièces de collection deviennent des pièces à conviction, rassemblées dans un espace poétique où voix, corps et silences viennent témoigner.
Il ne s’agit pas d’une tribune d’accusation, mais d’un temps d’écoute et de présence, pour approcher le réel de l’histoire, entre textes intimes et paroles de la littérature noire, et laisser émerger une mémoire vive.
La performance est portée par la Cie Le Jardin d’Ella, composée de femmes aux parcours et aux origines multiples. Leurs textes, écrits dans le cadre d’un travail mené par Isabelle Kanor, art-thérapeute, donnent lieu à une mise en voix et en mouvement, présentée dans des espaces culturels et scéniques.
Le saxophoniste Antoine Madet accompagne la performance. Son jeu, à la croisée du jazz, du blues et des musiques latines, soutient la lecture, ouvre des respirations et prolonge l’émotion au-delà des mots.
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