A 11h00
Prix d'entrée + 5€
Et si la beauté du vivant portait déjà les marques de sa disparition ?
Avec Contre-nature, l’artiste 1011 interroge l’Anthropocène : cette époque où l’activité humaine façonne désormais les territoires, les cycles et les espèces.
Ses dessins hyperréalistes, réalisés entièrement au crayon de couleur, dévoilent la fragilité d’un monde qui vacille, et la violence silencieuse que nous exerçons sur lui.
Pendant les vacances d'avril, une médiatrice vous propose des visites guidées de l'exposition. L'occasion d'en apprendre plus sur le travail de l'artiste et sur les quatre séries présentées.
Printemps silencieux
En écho au texte fondateur de Rachel Carson, des pollinisateurs figés deviennent les témoins d’un désordre écologique : sécheresses, effondrement des flores, disparition des interactions naturelles.
Vanité
Des fleurs altérées : chiffres de températures inscrits près des pétales, stigmates du réchauffement climatique. Une beauté retenue au bord de l’effacement.
Laisse de mer
Algues, plastiques et fragments d’objets échoués après la tempête Ciaran (2023) : quand le déchet s’agrège au vivant, jusqu’à s’y confondre.
La nature aime à se cacher
Des pousses surgissent du béton : rappel de la puissance d’adaptation… et de la brutalité des environnements que nous façonnons.
Entre esthétique naturaliste et memento mori climatique, chaque série ne se contente pas de montrer le monde tel qu'il est, mais tel qu'il disparaît.
En dialogue avec ces œuvres, le Jardin botanique expose des illustrations naturalistes patrimoniales.
Comparer ces deux écritures visuelles, celles de l'artiste et de la science, c’est s’interroger :
Comment représenter un monde en mutation ?
Quels récits inventer face à la disparition silencieuse du vivant ?
Née dans les années 1970, installée en Bretagne, 1011 développe une œuvre qui conjugue virtuosité du détail et critique éclairée du présent.
Son travail est simultanément présenté au Musée départemental Albert-Kahn, au Muséum de Genève, au Jardin botanique de Nancy et au Manoir des Sciences de Réaumur.
En 2026, sa série Laisses de mer sera également exposée au Muséum national d’Histoire naturelle.
Contre-nature, dessiner l'Anthropocène constitue sa première exposition personnelle à Bordeaux.
Crédits des oeuvres présentées en photo :
Photo ©M.Portes
Laisse de mer, Dilsea carnosa et fragment de filet de pêche de la plage de Sorlock (Mesquer), 2023
©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
Laisse de mer, Varech dentelé et cordage de pêche de la plage du Nau (Le Pouliguen), 2024 ©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
Laisse de mer, Goémon frisé et fragment de cordage de pêche de la plage de Sorlock (Mesquer), 2024 ©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
Laisse de mer, Laminaire et fragment de filet de pêche de la plage des Bretons (La Turballe), 2023 ©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
La nature aime à se cacher, Arabette des dames, 2024 ©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
La nature aime à se cacher, Euphorbe des jardins, 2024 ©1011 ©ADAGP, Paris / 2025
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