En partenariat avec l’association des amis pour la mémoire de la Déportation et dans le cadre des commémorations nationales du 80e anniversaire des débarquements, de la Libération et de la Victoire.
30 avril 1945, familles et amis se pressent à la sortie de la gare de Bourges alors que le train en provenance de Paris vient d’arriver. Ils sont venus accueillir des passagers dont le retour est espéré depuis des mois. Lorsque huit hommes, pour certains le crâne rasé et en tenue rayée, décharnés, épuisés, se présentent devant eux, le choc est terrible. Ils sont à peine reconnaissables, et nul ne doute alors qu’ils sont des rescapés de l’enfer, et cet enfer a un nom : Buchenwald.
Dans les jours et les semaines qui suivent, d’autres déportés reviennent, en provenance d’autres camps. Les premiers témoignages sont publiés et les reportages se multiplient, le monde prend peu à peu conscience de l’abominable réalité de l’univers concentrationnaire. Les survivants entament un long processus de reconstruction physique et psychologique, et participent au travail de mémoire qui s’élabore peu à peu, contre l’indifférence et l’oubli.
Cette exposition, reprise et complétée d’une réalisation des amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, revient sur le mécanisme de la déportation et la finalité des camps de concentration nazis, et grâce aux témoignages collectés au fil des années, sur le parcours des déportés du Cher.
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