Si le mot « gourmandise » apparaît dans la langue française au XVe siècle, son histoire est bien plus ancienne puisqu’elle remonte aux premiers temps du christianisme codifiant les sept péchés capitaux. Et si le terme existe toujours de nos jours, il a connu de nettes inflexions au cours des siècles et demeure ambivalent dans la culture occidentale. Dès lors que faut-il entendre par gourmandise ? Un péché ou une qualité ? La goinfrerie et la gloutonnerie que l’Eglise et les bonnes manières réprouvent dès le Moyen Âge, l’art de la bonne chère cultivé à loisir par de distingués gourmets puis d’élitistes gastronomes ou un penchant « naturel » des enfants pour les sucreries ?
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