VENDREDI 10 MAI 21h Le Club
12/14€ en loc (+ frais), 14/16€ sur place - Inclus dans la Pass Découverte Printemps 2013
infos et résa : 02 98 46 66 00
www.lacarene.fr
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La troisième date du Pass Découverte du printemps est l’une de ses soirées qui vous marquent fer rouge. La Carène invite en effet deux groupes, ou plutôt deux songwriters dont la rage, la noirceur et la mélancolie atteignent musicalement, le sublime.
Mendelson
Rassemblé autour de Pascal Bouaziz, son leader, auteur de textes d'une noirceur charbonneuse, Mendelson est plus un collectif à géométrie variable qu'un groupe. Si son line-up varie au gré des albums, deux constantes demeurent : la violence des mots à laquelle répond coup pour coup la violence d'un rock sec et épuré. A la marge de la chanson, du spoken word et du rock, Mendelson gravite pas très loin de Bashung et de Michel Cloup (avec qui il collabore parfois). A la marge, voire à l'extrême marge. Connu d'un petit cercle de fans hardcore, Mendelson provoque des réactions immédiates de rejet ou d'adhésion, durables et inconditionnels. Le cinquième album de Mendelson, qui sort ce printemps, est un triple album. Pour s'enfoncer, avec délice, trois fois plus loin du côté le plus obscur de la force.
Matt Elliott
A la fin des 90's, sous le nom de Third Eye Fondation, Matt Elliott produisait de sombres albums d'électro marqués par le son de Bristol, son fief, où on lui trouvait un cousinage évident avec Portishead et Massive Attack. Puis, Matt Elliott a sorti sous son propre nom trois albums d'un folk orchestral gracile, évanescent, curieusement infecté d'un charme aux accents slaves. Des chansons glorieusement tristes, pour échouer, pour boire, pour hurler à mi-voix sa peine. Suite à cette trilogie à la fois magnifique et désespérée, Matt Elliott sort The Broken Man. Les incursions noise qui caractérisaient son précédent disque, Howling Songs, sont ici mises de coté pour se concentrer sur des mélodies fragiles. L'auditeur devra avancer aveuglement pour découvrir par delà ces nappes folk brumeuses une lueur d'espoir. Pourtant, la sincérité, palpable, fait de ce nouvel album une expérience particulièrement immersive. On se laisse facilement posséder par ces boucles et ces accords toujours emprunts de la musique d'Europe de l'Est, mais également par cette voix tantôt fantomatique, tantôt exacerbée, toujours habitée.
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