Le terme de « réveillé » désigne un chant de quête – c’est-à-dire un chant que, dans le Massif Central en particulier, on s’en allait interpréter de hameau en hameau et de ferme en ferme, moyennant une poignée d’œufs ou quelques sous. Le nom de cette tradition provient-il des « veilleurs » de nuit, ces fonctionnaires municipaux chargés depuis le Moyen-Age de circuler en ville, lanterne à la main, pour égrener les heures au son sinistre de la prière des morts ? Membre de la bien-nommée Arfi (Association pour un folklore imaginaire), le clarinettiste Clément Gibert s’est passionné pour ce répertoire et cette pratique, notamment pour les collectages des réveillés que l’on s’en allait chanter à la fin de l’hiver dans le Massif Central.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir