Avenant au projet pédagogique Camp COVID-19 (T’É PAS CONFINÉ 2020) du 8 au 18 août 2020 Le 3 août 2020, débute le séjour T’É PAS CAP ÉTÉ 2020. Vingt-trois jeunes accompagnés de quatre animateurs commencent leur périple. Le départ a lieu à Glomel à vélo et quatre étapes pour rejoindre Hennebont sont prévues. Tout se passe bien jusqu’à l’appel téléphonique de la maman de deux aventuriers. Elle nous annonce que son mari est positif au test du Covid-19. À partir de ce moment l’organisateur est immédiatement alerté et l’équipe d’animation suivra les préconisations quotidiennement. Toutes les prestations extérieures, nous imposant de côtoyer un autre public, ont été annulées. En application des directives de l’ARS, le séjour continue et les gestes barrières deviennent plus qu’automatiques. Les deux enfants sont rentrés le soir de l’annonce ; nous sommes donc vingt-et-un jeunes et quatre animateurs. Suite au test positif d’un des deux enfants, nous apprenons que nous allons devoir rentrer plus tôt mais les informations nous parviennent au compte-gouttes. Nous sommes arrivés sur l’île d’Hoëdic, la traversée s’est faite de façon exemplaire (respect du port du masque, sur le pont extérieur sur lequel nous étions groupés). Nous prenons le premier bateau disponible, soit à 7h30 le samedi 8 août 2020. Un test collectif nous attend sur la route du retour, à LOUDEAC. Dans le car, nous sommes masqués et éloignés du chauffeur afin de veiller à sa protection. Ce test est une épreuve pour chacun, comme la surprise d’apprendre que nous ne rentrerons pas chez nous. Effectivement, de nombreuses familles sont inquiètes et sont reconnues comme étant à risque. L’organisateur est très mobilisé et cherche une solution transitoire à cette quatorzaine imposée (personne cas contact). Le 8 août, le camp T’É PAS CONFINÉ 2020 (allias camp Covid-19) s’installe au gîte du Liscuis à Bon Repos sur Blavet. Conformément aux instructions, les familles sont libres de récupérer leur enfant mineur et de prendre leurs dispositions pour assurer une période de quatorzaine « à la maison », l’autorité parentale le leur permettant. La colo se retrouve à vingt enfants et quatre animateurs. L’installation du camp Le plein air reste privilégié et le temps nous permet de continuer la vie de campeurs. La vie en extérieur parait mieux adaptée à la non-propagation de ce virus et reste en lien avec le projet de départ. En parallèle, la Présidente et le Directeur de la Communauté de Communes du Kreiz Breizh font marcher le réseau local pour nous apporter un maximum de soutien. Les courses s’organisent, les frigos, les douches et sanitaires sont mis à notre disposition. Le résultat des tests Le 9 aout 2020, les résultats tombent, tout le groupe est négatif. C’est un soulagement et c’est à ce moment que nous nous rendons compte que les enfants ont emmagasiné beaucoup de stress et de tension. Ils sont très émus, nous sommes touchés et contents de cette nouvelle. L’ARS stipule qu’il va falloir rester confiné jusqu’au 18 août 2020 et même si aucune personne ne déclare de symptômes. Le camp prend tout son sens et nous réfléchissons comment lui donner du contenu pédagogique. Vers un camp apprenant… Voici les grandes lignes de ce que nous avons mis en place : Le cinéma de plein air. Un vidéo projecteur, un vieux drap blanc, nous permettent de visionner des films en Version Originale Sous-Titrées. Les enfants n’y sont pas habitués mais mesurent rapidement l’impact que cette façon de visionner un film peut avoir. Les journées sont longues et chaudes. Nous avons créé des espaces ombragés qui permettent aux jeunes de se poser avec un livre ou un instrument de musique. Les parents ont été solidaires en apportant de belles lectures et les instruments des enfants. Des temps jeux de sociétés ont été improvisés. Suite à la réactivité très positives des enfants, ils sont rapidement devenus inévitables au cours des journées. Entre jeux de cartes et jeux de plateaux, les enfants travaillent leur mémoire, leur logique, leur stratégie et leur concentration. Cela amène une atmosphère calme et sereine, plaisante après les activités plus sportives. Un terrain de volley et badminton est monté sur notre lieu de vie, une table de ping-pong nous a également été livrée ainsi que des boules de pétanque et des palets. L’équipe d’animation est dotée d’animateurs riches en compétences sportives, ce qui permet une approche très professionnelle des différentes disciplines sportives. La vie en collectivité n’est pas innée, elle s’apprivoise. L’équipe veille à cet apprentissage collectif : faire le distinguo entre son propre intérêt et celui du groupe, le partage, l’hygiène, le rythme, le respect des règles et des autres ainsi que grandir en collectivité. La sensibilisation se fait quotidiennement, elle concerne divers sujets. Au travers de la cuisine, nous abordons le tri, le gaspillage, l’importance des ressources naturelles et l’ouverture au débat. Par exemple, une posture végétarienne face à d’autres modes de consommation, amène la réflexion collective et permet la remise en question. Donner l’envie de manger autrement en cuisinant des produits simples, locaux et de saisons avec les jeunes, incite l’équilibre alimentaire.
Quand une crise sanitaire devient un support pédagogique Les circonstances actuelles nous ont permis d’être dans le vif du sujet. Les instructions de l’ARS données au fur et à mesure à nos jeunes, leur ont permis d’assimiler au mieux l’importance des gestes barrières et d’une bonne hygiène de vie. La gravité de la situation a vite été intégrée. La conviction de pouvoir devenir un danger pour l’autre a impliqué un changement de comportement radical. Les cours de Sciences de la Vie et de la Terre sur la transmission des virus seront plus évidents pour ces collégiens.
Les jeunes et la frustration Notre étonnement a été la faculté pour nos jeunes d’accepter toutes les contraintes liées à la situation. Leur capacité d’adaptation est un réel atout pour leur vie futur. Chacun réagit à sa façon, certains aimeraient rentrer, d’autres se sentent bien ici. Le rôle de chacun est de faire en sorte que tout le monde se sente pour le mieux.
Le partenariat, une ouverture à la culture Des interventions artistiques et culturelles sont prévues et organisées par la collectivité, ceci dans le but de contribuer à l’enrichissement personnel des enfants. Sylviane Aymé est une plasticienne reconnue sur le territoire et Germaine Murzeau une art-thérapeute et formatrice en langue des signes bébé. L’intérêt de telles interventions est de faire ressortir le mal-être éventuel et possible ressenti par les enfants ainsi que la découverte d’autres disciplines. Ces interventions sont prévues par séances de deux heures et cela sur plusieurs journées.
Un séjour gratuit pour les familles Ce séjour est gratuit car indépendant de la volonté des organisateurs.
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