Des poules entrent en scène. Touchantes, drôles, surprenantes, elles ont quelque chose d'essentiel à partager avec le public.
Au lever du jour, une cabane nomade est arrivée sur le plateau du théâtre et semble s'animer toute seule. Des poules entrent en scène. La clowne Fourmi est juste là pour les accompagner. Elles ont quelque chose d'essentiel à partager avec le public. Fourmi ne sait pas comment cela va se manifester, ni à quel moment.
Dans cette attente, Fourmi trouve des espaces de parole pour raconter son histoire et partager avec les poules de surprenants moments de vie et de jeux. Ouvrant un espace sonore drôle, et intriguant, elle dialogue avec elles pour questionner notre monde, tout en questionnant le leur et le regard que nous leur portons. Chaque instant devient précieux. Nous sommes suspendus à ces petits êtres à la présence étonnante sur scène, qui nous touchent, nous surprennent, nous questionnent. Et on ne sait jamais vraiment comment ça va se passer...
Fourmi fait le lien entre le monde humain et le monde animal, entre le plateau et le public. Par sa sensibilité, elle témoigne d'un lien d'affection, de leurs chemins respectifs qui se croisent et font écho au monde actuel. Une façon de porter un regard d'égalité, loin des préjugés. Il ne s'agit pas de "dressage", mais de collaboration. Tout est basé sur le plaisir que les poules peuvent éprouver au travers de la relation avec l'humain, et parle jeu.
Nous nous adaptons à leurs rythmes et à leurs envies, à leur personnalité. C'est par un lien de confiance mutuelle, et de respect profond tout en privilégiant leur bien-être que nous arrivons à oeuvrer ensemble. À partir d'un texte de François Cervantès, et faisant suite à une fructueuse collaboration avec Catherine Germain et Emmanuel Dariès, cette création laisse le "vivant" s'épanouir sur le plateau, avec toutes ses maladresses, ses imperfections, et ses "coups de théâtre", qui convoquent le rire, et l'étonnement de l'enfance.
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