Le 14 juillet 1881, date hautement symbolique pour celui qui fit adopter le 14 juillet comme fête nationale en 1880, Benjamin Raspail dépose un projet de loi prévoyant, d’une part, l’aliénation des diamants de la Couronne de France, et, d’autre part, la création d’une caisse des invalides du travail alimentée par le produit de la vente. Parmi les signataires figurent notamment Martin Nadeau et Georges Clemenceau. La loi est votée par l’Assemblée Nationale mais bloquée par le Sénat. Après de multiples reports et suspensions, le projet est finalement accepté en 1886, ouvrant la voie à la vente effective des bijoux. Pour autant, la création de la caisse des invalides du travail défendue par Benjamin et son frère Camille est différée. On lui préfère la création d’une caisse pour les Musées nationaux. Il faudra attendre avril 1898 pour que soit votée une loi relative aux « Responsabilités des Accidents dont les Ouvriers sont victimes dans leur Travail » portée depuis 1880 par « l’ouvrier-député » Martin Nadaud, ami des Raspail. Cette conférence revient sur le long processus parlementaire ayant mené à la reconnaissance des accidents du travail par la République et sur le rôle qu’y ont joué Benjamin et Camille Raspail.
Trois autres conférences sont planifiées :
François Jarrige : « Le travail et la question des machines, de Raspail à l’IA » (23/09, 20 h 30)
Anne Debarre : « L’invisibilisation du travail domestique » (25/09, 20 h 30)
Samia Myers : « L’écriture du travail chez les écrivains prolétariens » (27/09, 11 h)
Lieu : Maison Raspail, salle de l'Orangerie
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