A 09h30
Gratuit. Stationnement facile.
Jean-Pierre Poisson, qui peint et joue au piano depuis l’âge de 7 ans, improvise sur la toile, comme au piano, avec des pinceaux chinois pour calligraphie et des pigments de couleur en poudre. « Swazi » (147 x 98 cm) a été acheté par un collectionneur chez la première maison aux enchères, Christie’s, à Hong-Kong.
Jean-Pierre utilise essentiellement des pinceaux chinois qui lui permettent de réaliser des effets très particuliers. Son langage plastique est très personnel, contraste de transparences et de matière, avec une large palette picturale où le noir en larges trames ou en jets grenus soutient et renforce le jeu des autres couleurs
Sa peinture est purement émotionnelle. Il réalise chaque tableau comme une improvisation au piano. C’est le même processus créatif. Il n'y a pas de dessin ou de croquis préalable. Dans les deux cas, c’est une création totale qui prend sa source dans l’émotion du moment de l’artiste avec une liberté complète, sans contrainte.
Jean-Pierre a besoin de la musique pour peindre. Quand il commence une toile, il choisit une musique qui correspond à son émotion du moment, que ce soit le blues très lent de John Lee Hooker, le jazz teigneux de Thelonious Monk, le rock endiablé des Rolling Stones ou une danse colorée et flamboyante de Rimski-Korsakov.
Il s’enferme dans une bulle musicale. Alors commence la première phase de la création de la toile : l’improvisation. Il lance une première couleur qui va en appeler une autre. Comme au piano, un si bémol septième va tirer un Mi bémol septième. Il ne prépare pas ses couleurs sur une palette, elles se mélangent sur la toile. Ses gestes sont mécaniques et guidés par la musique.
Cette première phase d’improvisation quasi extatique terminée, arrive la phase de construction, de composition. Jean-Pierre sort de sa bulle et analyse sa toile. Il équilibre les formes. Il équilibre les couleurs. Comme la musique est un élément constitutif important pour la création, il reprend le même style de musique qu’il écoutait pour réaliser sa phase d’improvisation afin de se retrouver dans la même harmonie et dans le même rythme.
Son atelier-salle d'exposition de 600 m² (150 tableaux) se situe dans une ancienne tannerie du XIXe siècle à Pau-Gélos, dans le Sud-Ouest de la France.
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