En 1935, André Derain vend toutes ses maisons de Chailly en Bièvre (Fontainebleau), de la rue du Douanier (parc Montsouris) et le château de Parouzeau (en Seine et Marne) pour s’installer à Chambourcy (dans les Yvelines), avec sa famille et ses animaux. Il y restera jusqu’à sa mort en 1954. Il y peint de nombreux portraits, redécouvre la sculpture avec la terre de son jardin, installe un four dans l’atelier d’été, travaille à l’illustration de divers ouvrages – Salomé, les Héroldes, le Pantagruel ; il réalise des décors et costumes pour la scène et reçoit ses amis peintres et écrivains. Pendant la guerre, la propriété est occupée par les Allemands. Petite nièce de Derain, j’ai habité cette maison 40 ans, au milieu de ses collections, de ses meubles et dans le sillage du grand homme. J’ai posé pour lui toute petite, comme ma mère l’avait fait avant moi de nombreuses fois. C’est ce souvenir « intime » que le voudrais faire partager.
Conférence suivie de la dédicace de la récente biographie André Derain, le titan foudroyé de Michel Charzat, universitaire et homme politique.
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