Cette troisième rencontre s’inscrit dans le cadre du projet de recherche Musicovid (Expériences musicales en temps de Covid : s’adapter, résister, innover) porté par le CERLIS, THALIM et le CESR, avec la collaboration du Réacteur et le soutien de la DRAC Île-de-France, de l’Institut Covid 19-Ad Memoriam et du consortium Huma-Num en musicologie. L’objectif principal de cette rencontre, ouverte à tous, est de s’intéresser aux données de la recherche : données à collecter, à construire, données disponibles, données en partage… Quelles données mobiliser pour appréhender la problématique des expériences musicales et des expériences musiciennes en temps de Covid ? Quelles approches, quels cheminements expérimentaux, quelles modalités d’analyses, de collaborations, de valorisation permettent d’étayer les multiples questionnements qui structurent le projet de connaissance Musicovid ? Il s’agira d’identifier les différents types de data et leur potentiel heuristique au prisme des dispositifs de recherche, en considérant la nature de l’empirie (archives, textes de lois, entretiens, récits de vie, observations, questionnaires, données chiffrées, numériques, statistiques, médiatiques, iconographiques, corpus idéologiques, etc.), la multiplicité des terrains, des arrière-plans, la variété des modalités de recueils, de compilation et de traitement des données, des outils, les possibilités de croiser données physiques et numériques ou encore d’articuler approches qualitatives et quantitatives. Les types de données considérées (données brutes, données traitées, données analysées, données dérivées ou compilées) participent de processus qui peuvent engager, au-delà du monde académique, un certain nombre d’institutions, de professionnels, de groupements d’intérêts, voire d’acteurs de terrain (artistes, techniciens et producteurs du spectacle, publics, témoins). Il s’agira donc également d’éclairer et de discuter des conditions et de la pertinence de recueils procédant d’expériences ou de projets particuliers, de croisements, de collaborations variées, mobilisant notamment la science participative, mais également d’en situer les limites. Enfin, à l’heure de l’open source et du big data, on s’intéressera également aux processus de gestion et de partage des ressources de la recherche, en se focalisant notamment sur les bases de données disponibles au niveau national mais également européen voire mondial, susceptibles de nourrir le projet Musicovid.
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