Rencontre avec Jean-Pierre Poinas, autour de ce quatrième récit de voyages en Asie.
"Le nettoyeur d'oreilles tient du médecin et de l'artiste, avec son bouquet de pinceaux et d'écouvillons ébouriffés. Une sorte de Monet à Giverny, mais glabre, et qui ne s'intéresserait qu'aux nymphéas dormant dans nos esgourdes. Personne n'a honte à s'offrir à lui, pas même les dames. Dans la lumière tamisée qui descend des arbres aux mille écus, les Chinoises inclinent des lobes soyeux. Elles savent comment l'homme va au fond des choses.
Oui, ce voyage était déraisonnable, et c'est ainsi qu'il fallait le faire"
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