En cette année du Bicentenaire de la naissance d’Antoine Chevrier (1826-1879), la famille du Prado vous ouvre ses portes pour vous faire découvrir un patrimoine photographique, architectural, historique et humain lié à Antoine Chevrier, personnalité lyonnaise qui a marqué le quartier de la Guillotière au XIXe siècle.
Pour cette édition des Journées Européennes du Patrimoine 2026, nous vous proposons notamment de porter un regard particulier sur les photographies du Père Chevrier : portraits réalisés de son vivant, images conservées après sa mort, reproductions et traces photographiques qui contribuent à préserver et à transmettre sa mémoire.
Les photographies constituent des témoignages précieux du passé. Elles permettent d’approcher un visage, une époque, un environnement et une histoire humaine. De rares photographies d’Antoine Chevrier sont aujourd’hui connues, notamment des portraits réalisés au cours de sa vie et une photographie prise après sa mort. Leur conservation rappelle l’importance de préserver ces traces fragiles du patrimoine.
C’est grâce au travail de recherche mené par le père Christian Delorme que vous pourrez en savoir plus sur ces clichés du Père Antoine Chevrier, dont on sait qu’il répugnait à se laisser photographier.
Installée dans une ancienne salle de bal et de spectacle de la Guillotière, la chapelle témoigne des transformations du quartier au XIXe siècle. Antoine Chevrier y crée à partir de 1860 un lieu d’accueil destiné aux enfants et aux jeunes en situation de grande précarité.
Dans cette « Providence », ils sont accueillis, nourris, instruits et accompagnés. Cette expérience originale marque profondément l’histoire sociale lyonnaise.
Aujourd’hui, la chapelle conserve la mémoire de cette aventure humaine à travers son architecture, ses objets et les traces de ceux qui ont participé à cette histoire.
Découvrez la pièce où Antoine Chevrier a vécu et où il est mort le 2 octobre 1879. Cet espace conservé en l’état, permet d’approcher le quotidien d’une personnalité dont l’engagement auprès des plus pauvres a marqué son époque. Il rappelle également combien les lieux et les images contribuent à maintenir vivante la mémoire d’une personne et de son œuvre.
Le musée présente les grandes étapes de la vie et de l’œuvre d’Antoine Chevrier à travers des documents, objets anciens, écrits et archives.
Les visiteurs pourront découvrir des manuscrits, des lettres, des commentaires de l’Évangile ainsi que son ouvrage « Le Véritable Disciple ». Une attention particulière sera portée aux représentations photographiques du Père Chevrier : leur histoire, leur conservation et leur rôle dans la transmission de sa mémoire.
Ces documents et images constituent un patrimoine précieux : ils racontent une époque, un quartier, des parcours de vie et l’évolution d’un engagement au service des plus fragiles.
L’histoire du Prado s’est ensuite développée bien au-delà de Lyon. Aujourd’hui, des communautés et associations inspirées par cette expérience existent dans de nombreux pays.
Cette diffusion internationale témoigne de la force d’un patrimoine qui n’est pas seulement matériel : il est aussi fait de visages, de récits, de valeurs et d’engagements transmis de génération en génération.
Les femmes ont également joué un rôle essentiel dès les origines de cette histoire, notamment dans l’accompagnement des enfants et des jeunes. Leur engagement a conduit à la création des Sœurs du Prado, aujourd’hui présentes dans plusieurs pays.
Accompagnés ou non par des bénévoles du service des visites et pèlerinages, de l’Association « Les Amis d’Antoine Chevrier Hier et Aujourd’hui », ou encore par des membres de la famille du Prado, les visiteurs sont invités à découvrir ces espaces et à poser un regard nouveau sur ce patrimoine lyonnais.
Une occasion de retrouver, à travers les lieux, les archives et les images conservées, les traces d’une aventure humaine née à la Guillotière il y a près de deux siècles.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir