Arrivé d’Albanie en 1982, Tedi Papavrami découvre en France un pays et une culture qui lui sont alors totalement étrangers. Sa sensibilité naturelle, son besoin d’apprivoiser la langue française afin de faire de ce pays le sien, ainsi qu’une grande solitude initiale, le conduisent à se plonger intensément dans la lecture : Stendhal, Proust, Flaubert, Dostoïevski, Tchekhov, Kafka.
Cette proximité avec l’écriture l’amène, en 2000, après la disparition du traducteur albanais Jusuf Vrioni, à reprendre auprès des Éditions Fayard la traduction de l’œuvre d’Ismaïl Kadaré, qu’il avait connu enfant en Albanie. Cette incursion dans le monde littéraire devient aussi pour lui une manière « d’exister professionnellement pour la première fois en dehors du violon ». En 2013, cette démarche se prolonge avec l’écriture de Fugue pour violon seul, récit autobiographique publié aux éditions Robert Laffont.
Parallèlement,Tedi Papavrami entame dès les années 1990 une carrière de soliste et de musicien de chambre. Son enregistrement consacré aux six Sonates pour violon seul d’Eugène Ysaÿe, ainsi qu’à la Sonate pour deux violons du même compositeur avec le violoniste Svetlin Roussev, reçoit simultanément en juin 2014 les distinctions Diapason d’Or et Choc des revues Diapason et Classica.
Installé à Genève, Tedi Papavrami est professeur de violon à la Haute École de Musique (H.E.M.) depuis septembre 2008 et assure la direction artistique des Variations Musicales de Tannay à partir de 2025.
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