Formé à l’aube des années 2000, le groupe nancéien Orwell mène depuis une discrète mais honorable carrière, à la dimension internationale. Cinq albums distribués aux quatre coins de la planète ont permis à sa pop orchestrale et francophone de conquérir de précieux admirateurs, parmi lesquels dernièrement l’écrivain britannique Jonathan Coe, qui a sélectionné des titres d’Orwell dans plusieurs playlists, notamment sur la BBC6. "Exposition Universelle", le nouvel album, renoue avec les accents rétro futuristes du premier, "Des lendemains".
Et voici un retour tout en nouveauté, quatre ans après le précédent opus "Continental" puisque Orwell montre un nouveau visage sur scène. Cinq musiciens rendront justice aux pièces richement orchestrées qui composent ce nouvel album : en effet, les habitués Jacques Tellitocci (vibraphone, choeurs), Régis Nesti (batterie), Emmanuel Harang (basse) et le fondateur Jérôme Didelot (chant, guitare) ont été rejoints par le flûtiste et pianiste Renaldo Greco pour préparer ces futurs concerts.
Il y a par ailleurs dans "Exposition Universelle" la volonté de revisiter le premier véritable album du groupe, "Des Lendemains", qui avait posé les bases d’une écriture empreinte d’un certain classicisme, habillée d’arrangements luxuriants, un cocktail assez inhabituel en langue française. On pense aux Innocents bien sûr, à Sheller voire à Hubert Mounier et l’Affaire Louis Trio pourquoi pas, mais on devine aussi l’influence des orfèvres pop The Divine Comedy et autres High Llamas ou Louis Philippe, lequel a d’ailleurs signé un arrangement destiné à la version japonaise de l’album.
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