Master I d’études théâtrales
LE ThéâTRE AMBULANT CHOPALOVITCH
de Lioubomir Simovitch
Mise en scène : Lise-Delhia Chemsseddoha et Charlotte Belledent
× Scénographie : Justine Impagliazzo et Antoine Chapuisat
× Création lumière : Sébastien Lefeuvre
× Avec : Jérémie Angouillant, Marion Caux Fouchault, Antoine Dubois-Mercé, Fanny Hollard, Théo Le Perron, Vera, Pambrun, Jelena Rosic, François Di Carlo, Julien Thiery, Lise-Delhia Chemsseddoha
Directeur de mémoire : Didier Plassard
1941, seconde guerre mondiale, occupation allemande en Europe. Quatre comédiens de la troupe du Théâtre Ambulant Chopalovitch débarquent dans le petit village d’Oujitsé, en Serbie. Ils n’ont pas l’apparence d’une troupe de théâtre aisée, et tous leurs biens matériels se résument à quelquesn valises. Cependant, ces comédiens pris dans les fils de la guerre autant
que dans la résignation des villageois, déambulent obstinément avec « [tout le théâtre] auquel ils appartiennent. » Ils montreront ainsi leur urgence à
répéter et à représenter Les Brigands, la pièce de Schiller. Une tentative de dialogue et de circulation s’installera donc entre Les Brigands, Électre, l’univers théâtral des comédiens et le quotidien des Serbes.
La parole du théâtre est au coeur de notre envie de monter cette pièce.
Notre projet fait écho à cette impulsion de représentation qui entraine les comédiens dans un mouvement incessant de prise de parole et d’instauration d’un dialogue. Comment le théâtre en temps de guerre, de
conflit, de soumission peut-il avoir un écho, comment ouvre-t-il une brèche dans la vie et la pensée restreinte et étouffée ? Quelle va être la rencontre entre ces deux mondes ? Une réinterrogation va être amenée par le théâtre, celle de la réalité, de l’espace du théâtre, de la frontière. Mais si la réalité était là où nous ne l’attendions pas ? Quelle réalité avons-nous vraiment envie de vivre ? Les comédiens débarquent à Oujitsé sans se rendre compte qu’ils bousculent un monde, « comme si le déluge était une souris ».C’est à nous de faire théâtre, à nous de vouloir placer la réalité là où nous souhaitons la voir.
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