A 10h00
Gratuit. Sans réservation. Limité à 50 personnes.
L’église a été rénovée à la fin du XIXe siècle.
Professeur à la faculté de médecine, grand chirurgien, député à l’Assemblée nationale en 1871 et recteur de l’académie, Étienne Bouisson acquiert le domaine de Grammont en 1867. Devenu veuf en 1872, il épouse l’année suivante Amélie Bertrand, fille du professeur Toussaint Bertrand.
Étienne Bouisson-Bertrand meurt en 1884, à l’âge de 71 ans. Au décès d’Amélie, la majeure partie de leur fortune, leur bibliothèque et le château sont légués à la faculté de médecine.
Cette donation comporte une condition : la construction d’une chapelle. Celle-ci est édifiée dans un style néogothique entre 1895 et 1897 par l’architecte diocésain Pierre Arribat. À l’intérieur sont réinhumés les époux Bouisson-Bertrand.
Sur la dalle de marbre de leur tombe, devant l’autel, on peut lire plusieurs inscriptions latines, ainsi que la devise de Bouisson-Bertrand : « Faire bien, s’estimer peu ».
L’institut Bouisson-Bertrand mène ensuite des recherches médicales dans ces locaux. Un préventorium, tenu par les Filles de la Charité, y est installé en 1921.
La Ville de Montpellier en est propriétaire emphytéote depuis 1979 et a poursuivi la vocation sociale du lieu avec la création du centre aéré Astérix.
Les vitraux de Charles Champigneulle représentent les visages des principaux membres de l’académie de médecine de l’université de Montpellier, grâce à la technique de la photo intégrée.
En 2000, la chapelle est confiée à une paroisse francophone de la Métropole orthodoxe grecque de France. Elle est dédiée à sainte Philothée d’Athènes. En lien avec la foi chrétienne orthodoxe, les aménagements ont été conçus par Georges Xénakis.
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