La peinture d'une femme blessée.Depuis Médée jusqu’à Carmen, l’histoire de l’opéra n’a cessé d’être hantée de femmes ensorcelant les hommes. Alcina, qui séduit ses victimes jusqu’à leur faire oublier leur propre patrie, constitue l'une de ces femmes. S'agit-il du danger de l’amour déréglé ou des délices de l’abandon de soi ? Il faudra toute la ténacité d’une Bradamante grimée en guerrier pour délivrer son fiancé Ruggiero des griffes de l’enchanteresse.Par-delà le merveilleux, le génie de Haendel s’attache à peindre en Alcina une femme blessée, profondément humaine et pathétique : le chant de la magicienne déchue inspire une étrange compassion.
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