A 18h00
Conférence limitée à 120 personnes et sur inscription préalable à partir du 3 septembre à 12 h sur le site affluences.com de la SNCF. Ouverture des portes à 17h30. Une pièce d'identité sera demandée.
Arthur Emile, post-doctorant, historien des techniques, EPFL
Véronique Veston, responsable du Studio Patrimoine, AREP - SNCF GARES & CONNEXIONS
Les Journées européennes du patrimoine 2026, sont une nouvelle occasion de se réunir dans le cadre d'une conférence.
« Une gare ? C’est l’antre à l’atmosphère viciée, aux quais encombrés et pollués, aux murs tristes et sales, aux vitres ternies et souillées, aux horloges illisibles, aux affiches en loques.” (La Lanterne, 9 septembre 1924). Infrastructure emblématique de l’industrialisation dans l’imaginaire collectif, la gare de chemin de fer cristallise l’ambivalence de sentiment des contemporains à l’égard de la modernité fossile, appréciée pour ce qu’elle rend possible mais critiquée pour les nuisances qu’elle occasionne dans l’environnement habité et les expériences de mobilité.
A moitié palais et à moitié “usine de transport” débordant dans la ville, la dualité des gares s’arrête parfois à leur mémoire, le récit dominant tendant plutôt à effacer la question des coûts sociaux et environnementaux de l’infrastructure.
A partir d’une thèse de doctorat portant sur l’histoire de la pollution de l’air par le chemin de fer, l’intervention propose un récit alternatif de l’histoire des gares patrimoniales au prisme des fumées en exposant les tensions matérielles, sociales et environnementales ayant accompagné leur conception, leur insertion urbaine et leur exploitation.
La conférence sera prolongée d'une discussion sur la manière dont l'histoire peut accompagner un renouvellement du regard patrimonial porté sur les gares pour réimaginer un nouveau récit.
Nous vous attendons nombreux pour cet échange, inscrivez-vous !
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