De Jean-Sebastien Bach à Giantino Scelsi en passant par des musiques traditionnelles et l’improvisation
Organisé autour de la transcription de cinq Sinfoniae pour clavier de Jean-Sébastien Bach, ce programme est interprété par un trio instrumental composé d’une trompette, d’une clarinette et d’un euphonium.
L’adaptation de ces chefs-d’œuvre de la musique baroque pour un tel effectif permet d’en révéler des nuances inouïes et de créer des correspondances avec un répertoire traditionnel de chansons et de danses issues d’Italie, des Balkans ou de la Nouvelle-Orléans. C’est tout autant la joie d’une fête tzigane, la douceur de l’amour que la douleur de la perte qui seront célébrées ici.
Ce concert prend la forme d’un Voyage de l’écoute, où toutes les pièces s’enchaînent sans interruption ; il est rythmé par de courtes respirations contemporaines (Quatro Pezzi de G.Scelsi, Fragments pour Rameau d’A.Feydy) et par des improvisations qui permettent une réflexion sur la nature du son et une appropriation de l’espace du concert, intégrant les spectateurs dans un dispositif sonore parfois inattendu et propice à l’introspection.
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