Chopin et le piano.Il a souvent été souligné combien Chopin, plus qu’aucun autre peut-être, s’était identifié exclusivement et avec ferveur à l’âme d’un seul instrument, le piano, dont il a fait son confident privilégié et dont il a su mettre en valeur des possibilités alors inédites et inattendues."[…] En 1841, au lendemain d’un concert donné par Chopin, Liszt reconnaissait tous les traits du génie à celui qui venait de recevoir les suffrages du public :"Ce n'était pas seulement un virtuose habile, un pianiste expert dans l’art de faire des notes ; ce n’était pas seulement un artiste de grand renom, c’était tout cela et plus que tout cela, c’était Chopin."C'est autour de la célèbre Marche funèbre, écrite dès 1837 que, dans le courant de l’été 1839 passé chez George Sand à Nohant, Chopin a composé sa Deuxième Sonate pour piano en si bémol mineur op.35, dont les quatre mouvements représentent comme quatre visages différents de la mort.Fondement de la partition, La Marche funèbre a été exécutée le 30 octobre 1849 en l’église de la Madeleine à Paris, lors des funérailles du musicien, dans une orchestration d’Henri Reber."Adélaïde de Place.
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