Le légendaire contrebassiste et auteur-compositeur Tomoko Ohno, figure de la scène jazz new-yorkaise, présente « It’s Impossible to Sing and Play the Bass. »
A la suite du concert, retrouvez l’artiste pour un moment privilégié d’échange autour de son livre dans la bibliothèque Carnegie.
Jay Leonhart est une figure singulière du jazz : contrebassiste et chanteur, il est reconnu pour son style chaleureux, intimiste et conversationnel, ainsi que pour son humour pince-sans-rire.
En tant que contrebassiste, il est depuis plusieurs décennies l’un des bassistes de studio les plus réputés et récompensés de New York. Au cours de sa carrière, il a travaillé avec des artistes aussi prestigieux que Carly Simon, Tony Bennett ou Mel Tormé. Son jeu à la contrebasse est à la fois lyrique, subtil et profondément marqué par le swing.
En tant qu’auteur-compositeur-interprète, il occupe une place à part dans le paysage musical. Ses compositions sont souvent drôles, empreintes d’autodérision et, parfois, étonnamment touchantes. Des titres comme It’s Impossible to Sing and Play the Bass possèdent un charme proche du stand-up, tout en témoignant d’une véritable maîtrise musicale.
Ses albums, parmi lesquels Salamander Pie et Don’t You Wish, dégagent une atmosphère intime et feutrée, presque nocturne, comme si l’on était assis dans son salon à l’écouter jouer.
Jay Leonhart est également le père de la chanteuse de jazz primée Carolyn Leonhart et du trompettiste virtuose Michael Leonhart, qui ont tous deux développé des carrières remarquables, notamment grâce à de longues collaborations avec Steely Dan.
Tomoko Ohno est une remarquable pianiste de jazz japonaise, aujourd’hui installée à New York. Née à Tokyo, elle commence l’étude du piano à l’âge de 4 ans et se produit professionnellement sur la scène jazz tokyoïte dès son adolescence.
Après avoir obtenu son diplôme de la Rikkyo University, elle s’installe aux États-Unis et intègre le programme d’études de jazz de la William Paterson University, dans le New Jersey, où elle étudie auprès de Harold Mabern et Rufus Reid. Durant cette période, elle se produit aux côtés de musiciens tels que Jerome Richardson, Wynton Marsalis, Benny Golson et Joe Henderson.
Elle s’est produite notamment au Lincoln Center, au Carnegie Hall, au Blue Note et au Birdland, et a enregistré et joué avec Slide Hampton, Claudio Roditi, Rufus Reid, le Dizzy Gillespie Alumni Big Band ainsi qu’avec le DIVA Jazz Orchestra de Sherrie Maricle.
Sa discographie est particulièrement riche et variée. Ses trois premiers albums : Powder Blue (1997), Affirmation (1999) et Natural Woman (2000) sont sortis sur le label japonais Tokuma. Elle enregistre ensuite en Argentine, où paraissent Shadows of Spring (2005) et Tomoko Ohno in Buenos Aires (2007), avant de publier en 2011 l’album en duo avec le guitariste Ricardo Lew, From Tokio to Buenos Aires.
Plus récemment, un nouvel album réunissant Tomoko Ohno, le contrebassiste Jay Leonhart et le batteur Dennis Mackrel est prévu pour une sortie le 1er mai 2026.
Tomoko Ohno s’est imposée comme une pianiste très respectée de la scène jazz new-yorkaise. Profondément ancrée dans la tradition du bebop, elle se distingue par un toucher particulièrement lyrique et une grande sensibilité musicale.
0 Commentaire Soyez le premier à réagir