A 11h30
De terre et d’eau / De pierre et d’eau, eau bleue, eau givrée blanche ou sol qui peut prendre différentes couleurs.
Il est un archipel pas si lointain, où la nature est là, devant vous, libre : Hostile et puissante, elle est apaisante. Fragile et attachante, elle est rugissante.
Une mer liquide ou solide qui se joue de l’œil du voyageur. Calme, ses reflets dansent. Autour, une « terre » multicolore, blanche, bleu, noire, transparente, silencieuse et pourtant, si bavarde lorsqu’elle s’observe.
A l’insu, l’air, mer et terre décident, dessinent…
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Cette exposition est le fruit d’un croisement de deux regards : celui de Pris©ille, auteur des photos et celui d’Olivier qui les a magnifiées. Il n’y a aucun rajout aux photos que celui de nos deux regards.
Le tourillon pourrait être « au-delà » ou « liberté ».
A partir des photos brutes, le souhait commun a été d’entrer à partir du concret dans l’abstrait. Emmener l’observateur au-delà du concret dans des mondes différents, des imaginaires et rendre à nouveau libre ce qui a été capturé.
L’absence de légende des photos s’inscrit dans le même parti pris, celui de rendre à nouveau une légèreté à ce qui a été « plaqué ».
Certains y reconnaitront une photo, un paysage, d’autres y verront de la calligraphie, de la matière, de la peinture, du tumulte ou de la sérénité.
L’abstraction n’appelle pas, selon nous, nécessairement un seul titre. Ils pourraient être multiples. A chacun de créer son propre titre d’après ses sensations et de nous en faire part ! Ouvrez une nouvelle voi/x/e en nous partageant ce que les photos vous inspirent en titre, en sensation, ou encore en son, ou peut-être en parfum ? Réagissez !
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Toutes les photos ont en commun d’avoir été prises au Svalbard, terre de liberté.
Le Svalbard est un archipel norvégien situé dans l’océan Arctique, à mi-chemin entre la Norvège continentale et le pôle Nord.
Territoire de contrastes extrêmes, on y croise des glaciers massifs, des montagnes escarpées, des fjords profonds, des icebergs et une toundra arctique. L’été offre une lumière continue qui ne se couche jamais. L’œil est toujours aux aguets que ce soit pour chercher l’animal ou le plus souvent une lumière, et de là des formes que la terre/mer offrent.
La ville principale — Longyearbyen d’environ 2 500 habitants — est une petite ville minière reconvertie en hub de recherche scientifique et abrite le Svalbard globale frøhvelv, la chambre forte mondiale de graine du Svalbard.
Statut particulier
Le traité du Svalbard (1920) reconnaît la souveraineté norvégienne tout en accordant aux ressortissants des pays signataires le droit de s’y installer et d’y travailler librement. Une particularité juridique unique, « une terre suspendue » où seule compte la recherche et non l’origine du chercheur.
Un archipel qui donne l’impression d'être au début du monde, où la nature impose son rythme et où l'activité humaine reste une parenthèse dans une immensité arctique.
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