A 20h00
Le Festival Ciné-Palestine, après sa 5ème édition à Marseille du 27 au 31 mai, revient à Paris et en Île-de-France pour sa 12ème édition, du 5 au 14 juin.
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Comme tous les ans depuis le 7 octobre, face à l’urgence, le Festival met également à l’honneur Gaza et ses cinéastes : plusieurs séances de films inédits gazaouis sont prévues les 7, 9 et 14 juin respectivement à Paris, Saint-Denis et Ivry, avec la venue exceptionnelle de Mahmoud Nabil et Mahmoud Alhaj. Cette année nous dédions également des séances en hommage aux regretté·es Mohammad Bakri - le 28 mai avec l'ouverture à Marseille, le 7 juin à Paris avec Janin, Janin (2024) - et Leïla Shahid, le samedi 13 juin avec Genet à Chatila (1999).
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Cette année, le Festival Ciné-Palestine met en avant des films et des cinéastes qui ont contribué à construire des fronts communs en soulignant l’indivisibilité des luttes anticapitalistes, antiracistes, anti-impérialistes et anti-coloniales. Centre de gravité et point de repère, la Palestine est un espace à partir duquel se sont formé·es des militant·es et s’est inventé un cinéma. Ce cinéma ne se contente pas d’enregistrer les luttes : il mobilise et participe à la diffusion d’imaginaires en révolte.
Chaque film du focus, conçu comme un cas d'école faisant date dans l'histoire et le présent du cinéma militant, sera accompagné d'un long moment d’échange avec nos invité·es. Ensemble, nous chercherons à comprendre quelles pratiques de production ont contribué à l'existence de ces films, et quels circuits de diffusion ont conduit à en faire des appels effectifs à l’action.
Une partie des films du focus témoigne et interroge l’héritage d’un moment révolutionnaire où plusieurs types de mouvements sociaux et politiques ont dessiné ensemble les perspectives de construction d’un autre monde ("Children of the Revolution", "Compter sur ses propres forces" et "Alors"). Au sein de cette constellation, la Palestine sert d’inspiration et produit également des films en solidarité avec d’autres groupes anti-impérialistes ("La révolution, pour qui ?"). Aujourd’hui, aux côtés du cinéma palestinien, que reste-il des mouvements cinématographiques internationalistes, tels que le Troisième Cinéma et le Cinéma Arabe Alternatif ("Palestine Another Vietnam", "A Feeling Greater than Love") ? Quels modes d’actions cinématographiques émergent avec les nouveaux moyens de production qui accompagnent les mobilisations actuelles ("To Kill a War Machine", "Queer Cinema for Palestine").
En filmant, et en répondant par l’action à l'exigence des images qui nous invitent à nous identifier et à prendre part au combat ("Jamila’s Mirror"), il s’agit au passé comme aujourd’hui, de refuser le défaitisme et d’exprimer une forme d’amour. Au sein du Festival Ciné-Palestine, et en collaboration avec nos camarades archivistes du monde entier, nous cherchons à armer d’une mémoire les luttes du présent et transmettre cette révolte aux générations futures en prenant soin de ses images ("Palestine Vaincra", "A Feeling Greater than Love").
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Le dynamisme de la création palestinienne contemporaine sera particulièrement mis à l'honneur tout au long de cette édition avec plusieurs oeuvres remarquées dans des festivals internationaux tels que "Yesterday The Eye Didn't Sleep" de Rakan Mayasi, "Habibi Hussein" de Alex Bakri ou encore "Casting for a Film, Ihsan's Diary" de Lamia Joreige, ainsi qu'une sélection de courts métrages inédits.
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Le concours, qui récompense les courts métrages de cinq jeunes cinéastes palestinien·nes, revient pour sa 10ᵉ édition le 6 juin 2026 à Paris, au Luminor Hôtel de Ville. À l'issue de la projection, un prix du public ainsi qu'un prix du jury seront décernés.
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