Une femme de tête.C’est dans un univers inspiré du cinéma hollywoodien de série B que Mélanie Leray transplante, très fidèlement, les aventures excessives de Catherine et Petruccio, les amants terribles qui, de crises d’hystérie en bagarres verbales, vont finir par devenir un couple, dans un happy-end très conventionnel…Mais derrière cette convention se cache la finesse d’un Shakespeare qui ne cesse de brouiller les pistes et de multiplier les sens possibles en affirmant bien haut que nous sommes au théâtre, toujours entre mensonges et vérités.Nos héros ne seraient-ils pas simplement des acteurs qui jouent à accepter les lieux communs qui régissent les rapports homme/femme, domination de l’un, soumission de l’autre ?
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