L’Arlésienne n’est pas seulement le titre d’une des nouvelles des Lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet. C’est aussi celui d’une pièce de théâtre (qui fut accompagnée, à sa création en 1872, d’une musique de scène de Georges Bizet devenue célèbre depuis) merveilleuse de raffinement, de subtilité et d’émotion.
« Daniel Mesguich lit pour nous la pièce en donnant une voix à chacun des personnages (le vieux berger, Balthazar ; le jeune héros, Frederi ; Rose, la mère de Frederi ; mais aussi la timide Vivette ; le frère de Frederi, qui n’est autre que le très clairvoyant idiot du village ; etc.), en prenant également un accent provençal qu’on jurerait vrai. Rien n’est affecté ni grotesque. Là où un mauvais acteur s’égarerait dans une espèce de parodie, il s’agit, au contraire, d’un numéro de comédien d’une virtuosité confondante, ou plutôt, d’une multiple incarnation qui donne une vérité poignante au texte de Daudet. Le fait que Mesguich, en outre, lise les didascalies donne à cette lecture habitée une espèce de réalité vertigineuse. »
Christian Wasselin
Auteur : Alphonse Daudet Mise en scène et interprétation : Daniel Mesguich Production : Compagnie Miroir et Métaphore
Durée : 1h
Représentations : Du 01 au 04 février 2024 Du jeudi au samedi à 21h Samedi et dimanche à 16h30
Tout public
Source : Open Agenda
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