On nous dit que la lecture s’effondre ; on nous annonce une fois de plus la mort imminente du livre. S’agit-il de l’une de ces paniques morales que notre environnement médiatique est si prompt à fabriquer ou d’une menace sérieuse ?
Quand le flot des catastrophes et des crises nous ballotte, et quand tout, dans notre vécu quotidien, semble fait pour nous plonger dans un constant état d’intranquillité, il y a peut-être quelque chose de miraculeux dans le fait que nous continuions à déchiffrer des signes écrits pour le plaisir. Comment préserver ce qui rend possible cette expérience singulière et étrange qu’est la lecture ? Comment remettre l’écrit à sa juste place ? Car au fond, que perdrions-nous, en tant qu’individus et en tant que société, si nous perdions la lecture ?
À partir du rapport de la Fondation Jean-Jaurès, La République des lecteurs. Pour en finir avec la mort du livre, co-écrit par Diana Filippova et Arthur De Grave, cette rencontre réunit écrivain·es, chercheur·ses, professionnel·les du livre, journalistes et acteur·ices de terrain pour croiser les regards sur nos pratiques de lecture. La soirée propose de prendre le temps de regarder la lecture non comme une pratique menacée, mais comme une expérience à préserver, à partager et à réinventer.
La soirée sera animée par Diana Filippova et Arthur De Grave.
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Les enseignements d’une étude inédite BloomTime sur le rapport des Français à la lecture et à l’écriture seront par ailleurs dévoilés par François Miquet-Marty durant la soirée.
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