Après Suzanne Césaire, René Maran, Léon-Gontran Damas, Jacques Roumain, c'est Marcus Garvey qui est mise à l'honneur par notre club de lecture, le Jardin de Minuit. qu'est la Journée internationale des droits des femmes.
Jamaïcain, descendant des Neg Mawon, typographe devenu tribun international : Marcus Garvey (1887–1940) est l'une des figures fondatrices du panafricanisme et du nationalisme noir.
Précurseur du mouvement Rastafari, inspirateur de Malcolm X, Kwame Nkrumah et Jomo Kenyatta, sa voix – souvent interdite, toujours vivante – a circulé dans les Caraïbes, les colonies africaines et les ghettos nord-américains.
Pourtant, dans l'espace kréyolphone-francophone, il reste étonnamment méconnu. Cette soirée lui rend sa place.
Ses textes sont dispersés : des milliers d'éditoriaux dans son journal Negro World (1918–1933, publié en anglais, français et espagnol), des discours compilés après sa mort par sa femme Amy Jacques-Garvey (The Philosophy and Opinions of Marcus Garvey, 1923), des poèmes écrits depuis sa cellule d'Atlanta (The Tragedy of White Injustice), et des notes de cours pour sa School of African Philosophy.
Aucun de ces textes n'existe à ce jour en traduction française éditée. Pour les participants anglophones, The Philosophy and Opinions est accessible en ligne en domaine public.
Pour aller plus loin avant la séance : travaux de Giulia Bonacci, historienne spécialiste de Garvey et du mouvement rastafari. Profil et publications accessibles sur ResearchGate : researchgate.netsur ce site, ICI.
Pas besoin d'être spécialiste : il suffit de se laisser traverser par le texte.
Chaque séance se suffit à elle-même. Vous pouvez rejoindre le cercle à tout moment. Vous retrouverez également les critiques littéraires d'Alexia quant aux livres déjà présentés, sur le site du club.
📍 Maison des Associations MVAC — Paris 13e
31 rue Bobillot (près de Place d'Italie)
🗓 Jeudi 16 avril 2026 — 19h à 21h
🎟 Gratuite – inscription obligatoire
👥 Tout public
Dans les sociétés créoles, la Parole de nuit porte les récits fondateurs, les questionnements interdits, les transmissions essentielles. C'est à cette heure suspendue, entre chien et coq, que les voix se libèrent et que les textes oraux se révèlent.
Le Jardin de Minuit réactive cette tradition orale : un cercle où l'on lit ensemble, où chaque voix compte, où les œuvres du monde dialoguent avec notre présent.
Nous créons ainsi un espace où les discriminations peuvent être nommées, analysées, combattues collectivement ?
Durant ces prochaines rencontres mensuelles, nous cheminerons de René Maran à nos contemporains jusqu’au SILEK (Salon International du Livre de l'Espace Kréyolophone) qui aura lieu Paris du 22 au 24 mai 2026.
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