A 11h00
13 € (plein tarif) / 10 € (tarif réduit)
Consulter le site de la cité de l'architecture pour plus d'informations :
www.citedelarchitecture.fr/fr/agenda/exposition/patrimoines-en-resistance
L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de documents graphiques, d'oeuvres d’art contemporaines et de répliques numériques des sites perdus. À la manière d’un grand reportage, l’ensemble tisse un récit documenté, visuel et sensible, où se croisent les regards des acteurs et témoins, des architectes et des artistes.
De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.
En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.
Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?
À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.
L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.
Jeudi 24 septembre, auditorium de la Cité, 19h : « Faire avec : réparations post-conflits »
Face aux destructions causées par la guerre, comment réussir à défendre une réparation attentive au patrimoine culturel et naturel, respectueuse des savoir-faire locaux, ainsi que des liens sociaux ?
Avec notamment Howayda Al-Harithy (Beyrouth), Alessandra Gola et AbdalRahman Kittana, The Yalla Project (Naplouse).
Lundi 19 octobre, auditorium de la Cité, 19h : « Documenter, inventorier, cartographier : les sources en question »
Comment et à partir de quelles sources, méthodes et techniques, documenter la nature et l’ampleur des destructions ? Dans quelle mesure les représentations visuelles permettent-elles d’en prendre conscience et contribuent à la protection et la réparation du patrimoine ?
Avec : Martin Duplantier, architecte, Benoit Martin (Sciences Po, Paris), Sipana Tchakerian (Inha, Paris), Yves Ubelmann (Iconem, Paris).
Vendredi 6 novembre, auditorium de la Cité, 19h : « Enseigner, transmettre : pédagogie de l’architecture en temps de guerre »
Clôture du colloque, Des conflits géopolitiques aux écoles d’architecture, avec l’Ensa de Paris-Malaquais
Là où les conflits éclatent, les écoles s’adaptent. L’enseignement s’adapte, se déplace, disparaît ou renaît sous la pression de l’histoire. Trois invités reviennent sur ces épisodes pour rendre compte des pédagogies et des cadres d’enseignement dans des villes en tension.
Avec notamment René Elter (programme Intiqal, Gaza)
Vendredi 18 septembre, auditorium de la Cité, 19h : No Other Land
🔗 Informations et inscription
Vendredi 16 octobre, auditorium de la Cité, 19h : Do you love me
Réalisé par Lana Daher, Liban, France, Allemagne, Qatar, 2025, 1h15
Une lettre d'amour à Beyrouth qui explore la psyché collective libanaise, marquée par la joie et l'intimité, la destruction et la perte. Le film reconstitue l'histoire fragmentée d'un pays dépourvu d'archives nationales, célébrant la création comme un moyen de préserver la mémoire.
Invitées : Lana Daher, réalisatrice. Lina Ghotmeh, architecte (sous réserve)
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