Au-delà de l’aide matérielle, ils contribuent également à sa formation artistique: c’est en peignant leur portraits que Henner explore, puis perfectionne, ce genre auquel il restera profondément attaché. Représentés aux différents âges de leur vie, les membres de sa famille sont ses premiers mais aussi ses derniers modèles. Ce foisonnement de portraits témoigne de la force des liens qui unissent Henner aux siens, véritables piliers et source d’inspiration tout au long de son existence.
Les portraits des membres [de la famille de Jean-Jacques Henner], vingt fois reproduits par ses mains pieuses […] attestent assez quelle place tinrent toujours dans son cœur sa mère, sa sœur Marie-Anne, son frère Grégoire, et surtout son frère Séraphin, sa femme et leurs enfants. Si l’art d’Henner est l’œuvre de sa vocation, Henner lui-même est l’œuvre de sa famille.
Samuel Rocheblave, « La jeunesse d’Henner», Revue de l’Art Ancien et Moderne, 10 mars 190
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