Exposition d'Annika Elisabeth von Hausswolff, A Song for Europe - Galerie Andréhn-Schiptjenko
Andréhn-Schiptjenko Paris est fière de présenter A Song for Europe, la deuxième exposition personnelle d’Annika Elisabeth von Hausswolff à la galerie…
Andréhn-Schiptjenko Paris est fière de présenter A Song for Europe, la deuxième exposition personnelle d’Annika Elisabeth von Hausswolff à la galerie parisienne. Le vernissage aura lieu en présence de l’artiste le samedi 17 octobre, de 17h à 20h. L’exposition sera tiendra jusqu’au 21 novembre 2027.
Annika Elisabeth von Hausswolff est une artiste majeure de la scène nordique, dont le travail a été largement exposé en Europe et aux États-Unis. Elle est notamment connue pour ses images méticuleusement composées, souvent caractérisées par une esthétique documentaire, et plusieurs de ses séries puisent leur inspiration dans la photographie de scènes de crime. Les structures patriarcales, la criminologie, le capitalisme mondialisé, le subconscient, ainsi qu’un intérêt profond pour l’image photographique elle-même, sont autant de thèmes récurrents dans son œuvre. Sa pratique s’intéresse également au passage de la photographie analogique à la photographie numérique, interrogeant la nature et les conditions d’existence du médium photographique.
Ces dernières années, son travail s’est de plus en plus construit à partir de photographies existantes, puisant principalement dans des archives de presse et de police. Cette nouvelle exposition repose presque exclusivement sur des photographies trouvées et des documents d’archives, qui constituent aujourd’hui le mode de travail privilégié de l’artiste. Le passage de ses premières images, soigneusement mises en scène et qu’elle photographiait elle-même, à cette nouvelle approche s’inscrit dans un intérêt croissant pour le monde des images et pour l’image en tant que telle, plutôt que pour la réalité elle-même. Ce passage de la prise de vue à l’utilisation d’images réalisées par d’autres ne constitue peut-être pas une rupture aussi importante qu’il n’y paraît, puisque son travail antérieur s’intéressait lui aussi davantage à l’image qu’à une « réalité » particulière.
Von Hausswolff décrit même son utilisation d’images réalisées par d’autres comme une forme de laboratoire de Frankenstein : assembler des fragments et intervenir sur des photographies existantes devient un acte de réanimation. Les choix opérés au cours de ce processus constituent le cœur de sa méthode artistique. Parallèlement, les titres de ses œuvres participent pleinement à la transformation de l’image et à la construction de sa nouvelle identité.
Travaillant exclusivement à partir d’images physiques (trouvées dans des archives, achetées en ligne ou dans des marchés aux puces), l’artiste accorde une importance primordiale à la matérialité des photographies. Cette dimension physique se retrouve également dans les photographies de téléphones analogiques, apparues pour la première fois dans son travail lors de sa rétrospective de mi-carrière à la Fondation Hasselblad en 2016. Le combiné, dont la forme ergonomique est conçue pour être tenu à la main, établit une connexion corporelle par l’intermédiaire du fil, enroulé presque comme un cordon ombilical. La communication implique, à son tour, de rester plus ou moins sur place, à proximité de l’appareil.
Le berger allemand, motif récurrent du travail de von Hausswolff depuis le début des années 1990, est également présent dans ce nouvel ensemble d’œuvres. Cette race, privilégiée aussi bien par les forces de l’ordre que par les milices et les criminels, et ainsi associée à la fois à la menace et à la protection, est le témoin silencieux par excellence : le compagnon qui voit et entend tout, mais qui est condamné au silence.
Née en 1967 et formée au Royal Swedish Academy of Fine Arts ainsi qu’au University College of Arts à Stockholm, Crafts and Design de Stockholm, Annika Elisabeth von Hausswolff est représentée par Andréhn- Schiptjenko depuis 1994. Elle a représenté la Suède à la Biennale de Venise en 1999. Son travail a fait l’objet de trois importantes rétrospectives de mi-carrière : Ich bin die Ecke aller räume au Magasin III, Stockholm (2008) ; Grand Theory Hotel à la Fondation Hasselblad, Göteborg (2016) ; et Alternative Secrecy au Moderna Museet, Stockholm et Malmö (2021–2022).
Annika Elisabeth von Hausswolff entretient depuis plusieurs décennies des liens étroits avec la scène artistique française. Son travail a notamment été présenté au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition L’autre sommeil (1999–2000), à l’Institut suédois (2016–2017), ainsi qu’aux Rencontres d’Arles (2023). Elle participera également à l’exposition Je rêvais d’un autre monde au FRAC Grand Large, du 10 octobre 2026 au 3 janvier 2027.
Parmi ses expositions personnelles institutionnelles figurent notamment ARoS Kunstmuseum, Aarhus, Danemark ; Magasin III, Stockholm, Suède ; La Conservera, Murcie, Espagne ; et Statens Museum for Kunst, Copenhague, Danemark. Son travail est présent dans les collections du Fotomuseum Winterthur, de KIASMA, Helsinki, du SFMOMA, San Francisco, du MCA Chicago, du Moderna Museet, Stockholm, et du Solomon R. Guggenheim Museum, entre autres.
Son travail est également dans les collections de l’Astrup Fearnley Collection, du Museet for Moderne Kunst, Oslo, Norvège ; du Fonds National d’Art Contemporain, Paris, France ; du Fotomuseum Winterthur, Suisse ; du FRAC Languedoc–Roussillon, Montpellier, France ; du FRAC Nord–Pas-de-Calais, France ; du Göteborgs Konstmuseum, Göteborg, Suède ; des Harvard University Art Museums, Cambridge, États-Unis ; du Hasselblad Center, Göteborg, Suède ; de KIASMA, Helsinki, Finlande ; du Länsmuseet Gävleborg, Gävle, Suède ; du National Museum of Women in the Arts, New York, États-Unis ; du National Gallery of Denmark, Copenhague, Danemark ; et du Solomon R. Guggenheim Museum, New York, États-Unis.
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