Le destin de Lucrèce.En 2009, l’Espagnole Angélica Liddell créait avec sa compagnie Atra Bilis La Maison de la force où six femmes disaient leur douleur, abordaient la violence des relations à l’autre quand cet autre est un homme. Au centre de la pièce, le monologue enragé d’Angélica Liddell évoquait un voyage à Venise, une ville devenue pour elle épicentre de la cruauté intime et collective.Cinq ans plus tard, Liddell retrouve une Venise plus lumineuse, pour y camper son spectacle You Are My Destiny (Lo stupro di Lucrezia) (You Are My Destiny (Le viol de Lucrèce), sorte d’"envers rédempteur de La Maison de la force", selon ses propres mots. Sur scène, ses complices des précédents spectacles – Lola Jiménez et Fabián Augusto Gómez Bohórquez – côtoient des comédiens et des chanteurs rencontrés à Venise. La pièce porte un regard nouveau sur le viol de Lucrèce relaté par Tite-Live ou Shakespeare.
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