Prélude de Pan est un rite de passage imaginaire, reprenant les codes des carnavals traditionnels pyrénéens liés à la figure de l’ours.
Le public assiste à une cérémonie païenne fictive, mettant en scène un être onirique traversé par différents états d’âme. À travers son évolution, il nous interroge sur notre lien à l’autre, au sauvage et à la nature.
Au son des « cordes et des peaux », tout le monde danse : les humains, bien sûr, mais aussi les ours, qui ont ici leurs habitudes. Une grande fraternité règne entre les sauvages. Mais, progressivement, la musique change, et les corps avec elle. Les mélodies mutent en rythmes frénétiques, le bal tourne à l’extase. Les danseurs entrent dans une longue et épuisante hystérie collective, qui les mène à la mort. Seuls les ours et les musiciens survivent : le diable les a épargnés.
Le projet Ours évolue, devient Prélude de Pan, et accueille Line Willerval à la gadulka, lyre bulgare, aux côtés de Romain Baudoin à la vielle à roue et d’Adrien Chennebault aux percussions. Ensemble, ils créent une musique nouvelle, acoustique, empreinte des imaginaires croisés des montreurs d’ours et des chorémanies, ces phénomènes de transes collectives massives, spontanées et presque inarrêtables.
Pour porter cette fable musicale, le trio invite la danseuse Eneka Bordato Riaño à habiter une marionnette et à incarner l’ours et l’humain dans leurs étranges mouvements.
« L’arbre, la bête et l’homme, tous partagent le même souffle. »
Chef Seattle.
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