THE ABYSSINIANS
The Abyssinians sont un groupe jamaïcain de roots reggae, célèbre pour ses harmonies vocales et la promotion du mouvement rastafari dans ses paroles. Le trio vocal a été formé à l’origine en 1968 par Bernard Collins et Donald Manning. Leur première chanson porte le nom de « Satta Massagana », fortement influencée par « Happy Land » de Carlton Manning. « Satta Massagana » est un hymne rastafarien chanté en partie en amharique, la langue éthiopienne. Ils s’entourent par la suite d’un troisième chanteur : Lynford Manning, le frère de Donald.
Le deuxième single du groupe, « Declaration of Rights », avec Leroy Sibbles aux chœurs, rencontrera lui aussi un succès considérable à sa sortie, en Jamaïque. Atteignant les sphères internationales, ce titre fera l’objet de nombreuses reprises.
Le groupe continua d’enregistrer tout au long des années 1970 avec des producteurs tels que Lloyd Daley, Tommy Cowan et Geoffrey Chung. Leur premier album, Forward on to Zion, produit par Clive Hunt, sortira en 1976. Deux ans plus tard, à la sortie du deuxième album Arise (1978), Collins quitte le groupe et est remplacé par Carlton Manning. Cette formation nouvellement formée se produira au festival Reggae Sunsplash en 1979, mais se séparera l’année suivante.
Après cet épisode, Donald Manning entama une brève carrière solo au début des années 1980, enregistrant sous le nom de Donald Abyssinian. De son côté, Bernard Collins lança sa propre version du groupe à la fin des années 1980.
Il faudra attendre 1998 pour voir la formation originale se réunir de nouveau. Ensemble, ils enregistreront de nouveaux morceaux, dont les singles « African Princess » et « Swing Low », ainsi que l’album Reunion. En 1999, Collins, quitte de nouveau le groupe et publie des enregistrements sous le nom de Bernard Collins & the Abyssinians.
Preuve que la musique de The Abyssinians traverse les époques, leur titre « African Race » est samplé sur le « Slave Song » extrait de l’album Lovers Live (2002) de Sade.
LONE RANGER
On ne présente plus Lone Ranger… Illustre Dj dont la carrière décolle à la fin des années 70, il est l’un de ceux qui donneront une nouvelle « couleur » au DJ style popularisé par URoy. Juste avant l’explosion de Yellowman et du dancehall style dans les années 80, Lone Ranger enflamme les danses des sounds Soul to Soul et Virgo Hi Fi au son de ses hits : « Answer », « Love Bump », « M16 », « Rose Mary » …. Ses gimmicks bien particuliers, sa façon de toaster et son approche entertainment en font le Dj le plus populaire de l’époque. Fin 79, il débarque en France accompagné de Chester et pose les premières pierres de la culture sound system à Paris. Armés de leurs sélections principalement Studio One (qui connaît un fort regain de popularité a cette époque) ils animeront danses et concerts pendant à peu près 6 mois, donnant ainsi la fièvre à des centaines de fans.
1ÈRE PARTIE : OBIDAYA
Puisant à la source du reggae jamaïcain des 70's, Obidaya évoque des légendes jamaïcaines comme The Gladiators ou Israël Vibration, tout en affirmant une identité moderne et originale.
Le quatuor réunit Loïc Paulin (Mystical Faya), Uncle Raph (guitariste/choriste de Marcus Gad), I Fi (toaster du label BAT records) et Eliès, chanteur fondateur du projet. Ensemble, ils font de l’harmonie vocale la véritable signature d’Obidaya - une approche rare et audacieuse sur la scène française et européenne.
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