A 17h30
Gratuit. Sans réservation. Limité à 80 personnes.
L’Europe occidentale, puis de nombreux pays sur les autres continents, ont progressivement mis en place des moyens juridiques et des structures dédiées à la protection du patrimoine. Dès le début du XXᵉ siècle, des règles de protection ont été intégrées au droit de la guerre par le biais de conventions internationales.
Après deux guerres mondiales dévastatrices, la protection du patrimoine a pris une place nouvelle à l’échelle internationale. Les atteintes volontaires portées aux biens culturels matériels et immatériels peuvent désormais faire l’objet de poursuites pénales devant la Cour pénale internationale de La Haye, avec l’appui de l’UNESCO.
En temps de guerre, certaines destructions visent à effacer la mémoire d’un peuple, jusqu’à sa langue et ses pratiques culturelles ancestrales. Quel chemin a-t-il fallu parcourir pour parvenir à cette mobilisation internationale qui œuvre sans relâche afin d’évacuer les biens culturels mobiliers, de dénoncer les crimes et d’accompagner les populations dans la reconstruction d’un patrimoine commun détruit ?
Par son histoire récente, le Quercy compte parmi les nombreux territoires ayant contribué à la sauvegarde d’un patrimoine en danger. À travers ce passé se dévoile un pan de l’histoire de la protection du patrimoine en temps de guerre. Ce qui relevait autrefois de l’utopie est aujourd’hui devenu une réalité.
Conférence proposée par Pascale Thibault, conservatrice du patrimoine et administratrice des monuments nationaux du Lot pendant 35 ans. Elle a consacré de nombreuses publications à la protection du patrimoine en temps de guerre, notamment à partir de l’histoire de deux châteaux du Lot, propriétés de l’État, qui ont abrité des collections publiques entre 1940 et 1945. Historienne de l’art, elle intervient également en qualité de formatrice auprès du Centre des monuments nationaux.
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